Audrey Azoulay présente au conseil exécutif sa vision pour l’Unesco
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Audrey Azoulay présente au conseil exécutif sa vision pour l’Unesco

L'ex-ministre de la Culture française a évoqué l'éducation, les femmes, le développement du numérique et de la diffusion des sciences

Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture et nouvelle directrice de l'UNESCO, en conférence de presse suite à son élection, au siège de l'UNESCO à Paris, le 13 octobre 2017. (Crédit : Thomas Samson/AFP)
Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture et nouvelle directrice de l'UNESCO, en conférence de presse suite à son élection, au siège de l'UNESCO à Paris, le 13 octobre 2017. (Crédit : Thomas Samson/AFP)

Transformer l’Unesco, lui donner un nouveau souffle avec un accent particulier sur l’éducation, clef « d’un avenir commun », et les mutations technologiques : la Française Audrey Azoulay a détaillé lundi sa vision pour l’organisation.

Quatre mois après avoir pris ses fonctions à la tête de l’organisation pour l’Éducation, la Science et la Culture des Nations unies, Azoulay a prononcé son premier discours devant le Conseil exécutif de 58 États membres, réuni à son siège, à Paris, du 4 au 17 avril.

La directrice générale a insisté sur la nécessité d’avoir des « priorités transversales », de « remettre les programmes au coeur de la mission » de l’organisation, de la transformer pour un fonctionnement « plus fluide », tout en s’ouvrant à de « nouveaux partenariats, avec des acteurs de la société civile, des fondations, des entreprises ».

« Nos priorités majeures, nos priorités transversales, l’Afrique et l’égalité des genres (…), sont les clefs de notre avenir commun », a-t-elle estimé, comme l’est l’éducation, « priorité centrale ».

« L’un des défis est de faire entrer des millions de personnes dans une société du savoir pour le moment très inégalitaire », notamment pour les jeunes filles et les femmes, a-t-elle souligné.

Dans ce domaine, l’impact du développement du numérique est « considérable ». Il modifie aussi « la question du patrimoine, (…) de la diversité culturelle, de la diffusion des sciences ». « Il nous faut embrasser ces sujets de façon plus volontaire », a-t-elle lancé.

Parmi ses axes de travail, « la prévention de l’extrémisme violent est un investissement » qu’elle veut « renforcer ». L’Unesco lancera le 24 avril, avec le bureau de lutte contre le terrorisme des Nations unies, un programme, financé par le Canada, de prévention dans de l’extrémisme violent « à travers l’autonomisation des jeunes en Jordanie, en Libye, au Maroc et en Tunisie », a-t-elle indiqué.

L’agence de l’ONU publiera ensuite le 22 mai un guide à l’attention des communautés éducatives pour lutter contre l’antisémitisme, élaboré en collaboration avec le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Au titre des projets « ambitieux » et transversaux, Mme Azoulay a cité l’initiative soutenue par l’ONU pour Mossoul, deuxième ville d’Irak en grande partie détruite par les combats, qui mêlera reconstruction du patrimoine, éducation et culture, formation des professeurs…

L’organisation des Nations unies mène actuellement un travail de déminage, préalable à la reconstruction. Et l’Unesco devrait organiser d’ici à l’été un colloque sur la reconstruction réunissant intellectuels, société civile, chercheurs, notamment irakiens, puis une conférence de donateurs vers l’automne, selon une source Unesco.

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