Autriche : nouvel épisode « nazi » pour le parti d’extrême-droite au pouvoir
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Autriche : nouvel épisode « nazi » pour le parti d’extrême-droite au pouvoir

Des élus municipaux du FPÖ ont échangé des citations et des photos d'Adolf Hitler sur des groupes WhatsApp

Adolf Hitler (Crédit : Archives fédérales allemandes/Wikimedia Commons)
Adolf Hitler (Crédit : Archives fédérales allemandes/Wikimedia Commons)

Le parti d’extrême droite autrichien FPÖ, qui gouverne avec les conservateurs, a indiqué vendredi avoir exclu deux de ses représentants locaux mis en cause pour avoir partagé des contenus néo-nazis sur des groupes WhatsApp.

Les deux hommes, élus municipaux dans le Land de Haute-Autriche, ont été interpellés jeudi avec quatre autres personnes dans la commune de Suben (nord) et sont soupçonnés d’avoir enfreint la loi qui réprime toute apologie du national-socialisme, en échangeant des citations et des photos d’Adolf Hitler.

« Au FPÖ, il y a zéro tolérance » envers ceux qui glorifient le Troisième Reich, a indiqué Erwin Schreiner, un responsable local du FPÖ, en confirmant l’exclusion des deux militants à l’agence APA.

Les controverses autour des accointances de membres du FPÖ avec des idéologies racistes voire néo-nazies se sont multipliées depuis décembre et l’arrivée au pouvoir, en coalition avec les conservateurs (ÖVP) du chancelier Sebastian Kurz, de cette formation fondée notamment par d’anciens nazis.

Le dirigeant du FPÖ et vice-chancelier Heinz-Christian Strache réaffirme régulièrement son refus de l’extrémisme et de l’antisémitisme, tout en tenant un discours de défiance vis-à-vis de l’immigration musulmane.

Jürgen-Michael Kleppich (capture d’écran facebook)

Plus tôt cette semaine, un attaché de l’ambassade d’Autriche en Israël, membre du FPÖ, a été rappelé à Vienne par le ministère des Affaires étrangères pour avoir arboré sur Facebook un tee-shirt portant le nom d’une unité militaire nazie.

En janvier, un responsable régional du parti avait été obligé de démissionner après la découverte d’un livret de chants pronazis au sein d’une corporation pangermaniste dont il était un dirigeant.

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