Ben Gurion : 2 enquêtes distinctes sur les causes des perturbations
Si le dirigeant syndical Pinchas Idan ne contestera pas la décision de l'exclure du Likud, il nie toute responsabilité dans la grève surprise qui a paralysé l’aéroport international
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À la suite de l’arrêt temporaire des opérations jeudi à l’aéroport Ben Gurion, le cabinet de la ministre des Transports, Miri Regev, a annoncé dimanche qu’elle avait ordonné l’ouverture d’une enquête sur les circonstances ayant conduit au chaos à la principale porte d’entrée du pays.
Le ministère des Transports a qualifié cette enquête « d’externe », mais n’a fourni aucun détail quant à l’identité de la personne chargée de la mener, ni à ses objectifs ni à son calendrier.
L’aéroport Ben Gurion a été plongé dans le chaos jeudi après qu’une grève spontanée de deux heures a provoqué des retards de plusieurs heures et l’annulation de vols. Les représentants syndicaux ont toutefois nié avoir appelé à la grève et affirment que la mauvaise gestion de l’aéroport a entraîné une surfréquentation galopante et un manque de personnel, provoquant ainsi l’arrêt des opérations.
Par ailleurs, l’Autorité aéroportuaire israélienne (IAA) a annoncé avoir constitué une commission d’enquête interne chargée d’examiner la succession d’événements ayant conduit à la « crise » survenue jeudi à l’aéroport Ben Gurion. Cette commission interne sera présidée par l’auditeur interne de l’IAA, assisté d’un professionnel indépendant, a indiqué l’IAA dans un communiqué.
La commission a pour mission de présenter ses conclusions préliminaires d’ici la fin de la semaine, a ajouté l’IAA.
Le responsable syndical des aéroports, Pinchas Idan, a déclaré dimanche qu’il ne ferait pas appel de la décision du Premier ministre Benjamin Netanyahu de l’exclure du Likud. Il a toutefois continué à nier toute responsabilité dans la grève surprise qui a paralysé l’aéroport international Ben Gurion et suscité une vague de colère à son encontre.
« Étant donné que le Premier ministre a estimé que j’étais en réalité la cause malfaisante des préjudices subis par le parti, je m’abstiendrai par la présente de faire appel de cette décision », a écrit Idan dans une lettre adressée à l’instance interne du Likud.
Idan, qui serait également menacé d’être démis de ses fonctions de dirigeant syndical, est membre du comité central du Likud et aurait recruté des milliers de personnes au sein du parti.
Son mandat à la tête du syndicat devait initialement prendre fin en mai 2026, mais il a été prolongé, apparemment sous la pression exercée par des responsables politiques de haut rang du Likud sur l’IAA.
Dans sa lettre, Idan a écrit qu’il n’avait pas donné l’ordre aux travailleurs de se mettre en grève.
« J’ai même exigé qu’une enquête sans concession soit ouverte afin de déterminer qui a donné cet ordre », a-t-il ajouté.
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