Benjamin Griveaux s’excuse après avoir tweeté une photo de collaborateurs
Rechercher

Benjamin Griveaux s’excuse après avoir tweeté une photo de collaborateurs

Le candidat à la mairie de Paris entendait rendre hommage aux victimes de la rafle du Vél d’Hiv, mais a posté à la place une photo montrant des collabos arrêtés après la Libération

Benjamin Griveaux fume une cigarette au Chateau de Versailles, le 22 janvier 2018. (Crédit : AP/Thibault Camus, Pool)
Benjamin Griveaux fume une cigarette au Chateau de Versailles, le 22 janvier 2018. (Crédit : AP/Thibault Camus, Pool)

Le message partait d’un bon sentiment. « N’oublions jamais la rafle du #VeldHiv, les 16 et 17 juillet 1942 », a écrit Benjamin Griveaux sur Twitter le 16 juillet. « N’oublions jamais les 13 152 personnes arrêtées et déportées par la police de Vichy, parce que Juives. N’oublions jamais les Justes qui ont mis leur vie en danger pour essayer de sauver celle des autres. »

Le tweet était accompagné d’une photo, qui semble être des Juifs du Vél d’Hiv. Or, il sera révélé peu après qu’il n’en est rien : il s’agit en fait d’une image de collaborateurs arrêtés après la Libération de Paris, causant ainsi la polémique.

L’AFP légende l’image par la phrase suivante : « Français ayant collaboré avec les forces occupantes allemandes sont arrêtés et réunis au Vélodrome d’Hiver à Paris en août 1944 après la Libération de Paris. »

Si la photo a été prise au même endroit, elle n’illustre donc pas du tout le même évènement.

Le responsable politique a finalement posté des excuses ce lundi.

« Je comprends que cette image ait pu choquer, a-t-il écrit. Il se trouve qu’elle est largement associée à cet épisode historique, sur différentes sources d’archives. La question des images est d’ailleurs beaucoup plus large, comme l’expliquait déjà Libération en 2002. »

« Cette photo fait partie des premiers résultats affichés lorsque l’on tape Vel d’Hiv ou Vélodrome d’hiver sur Google », note Libération. L’image a d’ailleurs été également utilisée par la Licra et les journaux Ouest-France et L’Humanité pour illustrer des articles concernant la rafle du Vel d’Hiv.

Porte-parole du gouvernement de 2017 à 2019, Benjamin Griveaux a démissionné fin mars de ce poste pour retrouver son siège de député un mois plus tard et pouvoir se présenter aux élections municipales de 2020 à Paris.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...