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Bennett déplore les menaces contre Alroy-Preis et les fake news sur le vaccin

Salman Zarka, le responsable du gouvernement en charge de la lutte contre le corona, a appelé la police à prendre les menaces au sérieux et à protéger Alroy-Preis

Dr. Sharon Alroy-Preis lors d'un point presse en janvier 2021. (Capture d'écran vidéo)
Dr. Sharon Alroy-Preis lors d'un point presse en janvier 2021. (Capture d'écran vidéo)

Le Premier ministre Naftali Bennett a fait une déclaration jeudi condamnant les menaces de mort, en ligne, contre Sharon Alroy-Preis, la directrice des services de santé publique au sein du ministère de la Santé.

« La guerre des fake news du camp des anti-vaccins doit s’arrêter », a dit Bennett.

« Les vaccins sont le ‘Dôme de Fer’ d’Israël contre le coronavirus, » a t-il ajouté, comparant les injections des vaccins au système de Défense israélien qui intercepte les missiles des groupes terroristes.

Les vaccins, a ajouté Bennett, « sont vitaux et nous permettent de garder Israël ouvert et en état de fonctionner. Ignorez les fake news, allez vous faire vacciner. »

Le mari de Sharon Alroy-Preis avait déclaré jeudi qu’il y avait des menaces crédibles et violentes à l’encontre de sa femme qui devaient être immédiatement traitées.

Meir Preis a publié dans la matinée un tweet en citant les comptes de la police et du ministre de la Sécurité publique.

« Je me tourne directement vers vous », a-t-il écrit. « Il y a des menaces concrètes contre la vie de ma femme (Sharon Alroy-Preis). Vous le savez, il y a des messages sur les réseaux sociaux, il y a des numéros de téléphone, il y a des appels téléphoniques clairement menaçants. Vous avez les matériaux. C’est le moment d’agir, maintenant, avant qu’il ne soit trop tard ! »

« Je condamne complètement et totalement les menaces contre la Dr Alroy-Preis », a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Omer Barlev. « Il n’y a pas de place pour ce genre de discours contre qui que ce soit, et certainement pas contre des fonctionnaires et des experts dans leur domaine comme le Dr Alroy-Preis. »

Barlev, dont le ministère supervise la police, a déclaré que jusqu’à présent, trois plaintes avaient été déposées concernant de telles menaces « et elles font actuellement l’objet d’une enquête. Je suis convaincu que la police israélienne achèvera l’enquête de manière sérieuse et s’attaquera à la racine du problème. »

Le responsable de la lutte contre le coronavirus en Israël, Salman Zarka, lors d’une conférence de presse sur le coronavirus à Jérusalem, le 29 août 2021. (Crédit :Olivier Fitoussi/Flash90)

Salman Zarka, le responsable du gouvernement en charge de la lutte contre le corona, a appelé la police à prendre les menaces au sérieux et à protéger Alroy-Preis.

« J’appelle les autorités à faire tout ce qui est nécessaire pour contrer les menaces à son égard », a déclaré Zarka à la chaîne publique Kan jeudi. « Je soutiens les propos du mari de Sharon. Ce dont nous avons besoin ici, ce sont de vrais soins, afin qu’elle et les autres membres du système de santé puissent fonctionner de manière professionnelle. »

Quelques heures après le tweet de Preis, la police a confirmé avoir ouvert une enquête sur les menaces.

« Nous prenons au sérieux toute publication dirigée contre des fonctionnaires », a déclaré la police dans un communiqué. « Nous agirons avec tous les moyens à disposition pour traduire les suspects en justice. »

Le directeur général du ministère de la Santé, Chezy Levy, (à gauche), et Sharon Elroy-Preis, directrice par intérim de la division des services de santé publique, lors d’une conférence de presse sur le coronavirus, le 8 octobre 2020. (Eyal Basson/ Ministère de la Santé)

« Ce n’est pas une période facile et il faut vous souvenir que si je suis fonctionnaire, je suis également un être humain et que j’ai une famille. Quand mon petit garçon de sept ans me demande pourquoi des gens restent devant la maison et pourquoi ils me traitent d’ ‘assassin d’enfant’, c’est très difficile », avait expliqué Alroy-Preis devant les caméras de la Douzième chaîne en août dernier.

Des dizaines d’anti-vax ont organisé en juillet une manifestation devant le domicile d’Alroy-Preis, certains participants la qualifiant de « fille du diable » et « d’assassin nazi ».

« Quand mon fils de neuf ans m’envoie une vidéo de YouTube montrant les manifestants devant la maison et qu’il me demande : ‘Qu’est-ce que c’est que ça ?’, c’est très dur », avait-elle continué.

Alroy-Preis avait indiqué à la chaîne qu’après avoir reçu des menaces, un dispositif lui permettant d’alerter les forces de l’ordre lui a été remis.

Alroy-Preis a été très critiquée dans le passé, notamment par des membres du cabinet qui – tout en demandant l’anonymat lors de fuites auprès des médias – ont estimé qu’elle avait un positionnement trop extrême en faveur des restrictions mises en place dans la lutte contre la COVID.

Bennett et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz avaient tous deux émis des communiqués, en juillet, prenant la défense d’Alroy-Preis, disant qu’ils ne toléreraient pas les attaques personnelles à son encontre et rendant hommage à une haute-fonctionnaire dévouée.

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