Bennett évoque les frappes à Gaza en réponse aux ballons incendiaires
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Bennett évoque les frappes à Gaza en réponse aux ballons incendiaires

Le Premier ministre a noté qu'Israël ne veut pas se battre mais que le pays ripostera contre toutes les violences, ajoutant que le pays aidera Gaza "sans valises de dollars"

Le Premier ministre Naftali Bennett dirige la réunion hebdomadaire de cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 4 juillet 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Naftali Bennett dirige la réunion hebdomadaire de cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 4 juillet 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Naftali Bennett a juré dimanche qu’Israël continuera à répondre avec force à toutes les agressions émanant de Gaza après des frappes de l’armée israélienne qui ont visé des cibles du Hamas, suite à des attaques aux ballons incendiaires émanant de l’enclave qui ont entraîné des feux dans le sud de l’État juif.

« Je voudrais une fois encore le clarifier ici : les choses ont changé », a commenté Bennett au début de la réunion hebdomadaire de cabinet.

Il a ajouté « qu’Israël désire ardemment le calme et n’a aucun intérêt à nuire aux résidents de Gaza mais les violences… entraîneront une réponse forte ».

Selon l’armée israélienne, les frappes qui ont eu lieu dans la soirée de samedi ont visé un site de lance-roquette et une usine d’armement appartenant au Hamas, le groupe terroriste islamiste qui contrôle la bande de Gaza. Le ministère de la Santé du Hamas a fait savoir qu’il n’y avait pas eu de blessés.

De plus, dans la nuit de jeudi à vendredi, les avions de combat israéliens avaient bombardé une usine d’armement du Hamas à Gaza, en réponse à au moins quatre feux déclenchés par des ballons incendiaires. La vague précédente d’attaques incendiaires, plus de deux semaines auparavant, avait aussi entraîné des représailles de la part de l’État juif.

Ces frappes de riposte du nouveau gouvernement indiquent un changement de politique par rapport à celle dirigée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui ne répondait pas toujours aux attaques de ballons incendiaires. Cela faisait longtemps que Bennett recommandait des réponses plus dures aux agressions émanant de Gaza – il le faisait bien avant de remplacer Netanyahu au poste de chef de gouvernement, le mois dernier.

Des membres du groupe terroriste palestinien du Djihad islamique lancent des ballons incendiaires vers Israël, à l’est de la ville de Gaza, le 15 juin 2021. (Crédit : Atia Mohammed / Flash90)

« Nous travaillons également à trouver une solution qui permettrait de fournir une aide humanitaire à Gaza sans des valises de dollars », a déclaré Bennett dimanche, se référant à l’argent que le Qatar a donné à l’enclave côtière, ces dernières années.

« Nous avons hérité de ces valises de dollars et cela doit cesser », a-t-il ajouté.

Les propos de Bennett ont été tenus après qu’un journal palestinien a fait savoir, dimanche, que les Nations unies avaient accepté de prendre la responsabilité du versement des fonds qataris à Gaza. Citant des sources palestiniennes non-identifiées, le quotidien Al-Quds a précisé qu’Israël souscrirait à cette initiative si l’argent était contrôlé pour garantir qu’il ne tombe pas entre les mains du Hamas.

Des sources proches du Hamas auraient fait savoir que le groupe terroriste n’avait pas soulevé d’objection à cette possibilité, tant que les fonds étaient distribués.

Une employée du gouvernement nommée par le Hamas à Gaza signe un document pour obtenir 50 % de son salaire qui aurait dû être versé depuis longtemps sur des fonds donnés par le Qatar, tandis que d’autres attendent dans la queue, au bureau de poste principal de Gaza, à Gaza City, le 7 décembre 2018. (Crédit : AP Photo/Adel Hana)

Avec l’approbation d’Israël, le Qatar a, ces dernières années, distribué des centaines de millions de dollars en liquidités pour permettre au Hamas de payer le carburant nécessaire au fonctionnement de la centrale électrique de la bande, de payer les salaires des fonctionnaires et d’aider des dizaines de milliers de familles dans le besoin.

Les versements du Qatar n’ont toutefois pas repris depuis le conflit de onze jours qui a opposé l’armée israélienne et les terroristes de Gaza, au mois de mai. L’État juif refuse de laisser l’argent entrer au sein de l’enclave côtière tant que le Hamas ne libérera pas deux civils emprisonnés dans la bande et qu’il ne restituera pas les deux dépouilles de soldats de l’armée israélienne qui sont actuellement entre les mains du groupe terroriste.

L’Égypte s’oppose également à la reprise des paiements qataris, insistant sur la nécessité de trouver un nouveau mécanisme pour leur transfert de manière à ce qu’ils ne soient pas accaparés par le Hamas.

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