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Bennett remercie le député Kalfon, écarté de la Knesset, pour ses services

Le parti Yamina a démenti que Yomtob Kalfon ait été évincé du parlement sur demande de Mansour Abbas, le chef de Raam

Le député Yomtob Kalfon, chef de la Commission de la Constitution, lors d'une réunion de la Commission à la Knesset, le 15 mars 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le député Yomtob Kalfon, chef de la Commission de la Constitution, lors d'une réunion de la Commission à la Knesset, le 15 mars 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Vingt-quatre heures après avoir arrangé son éviction de la Knesset par crainte qu’il ne rejoigne les rangs de l’opposition, le Premier ministre Naftali Bennett a remercié le député Yamina sortant, Yomtob Kalfon, pour son travail au service du parti.

« Je veux remercier le député Yomtob Kalfon… pour ses importants services concernant l’intégration des immigrants », a écrit le Premier ministre sur Twitter.

« Yomtob s’est battu pour intégrer les Juifs venus du monde entier dans le pays et, en même temps, il a œuvré sans relâche au nom des implantations de Judée-Samarie, » a continué le Premier ministre. « Je suis convaincu que Yomtob continuera à occuper des rôles publics centraux et qu’il pourra encore grandement apporter sa contribution à la population d’Israël et à l’État d’Israël ».

Vendredi après-midi, Matan Kahana, ministre des Services religieux, avait fait savoir qu’il démissionnait de son poste et qu’il allait en conséquence redevenir membre de la Knesset dans le but de « renforcer la coalition ».

Une initiative qui écarte automatiquement Kalfon, qui avait été le dernier député Yamina en date à entrer à la Knesset sous les dispositions de la dite « Loi norvégienne » qui permet aux ministres de démissionner de leur siège pour laisser la place à de nouveaux législateurs issus de leur formation.

Kalfon, né en France, était considéré comme un potentiel défecteur de l’alliance au pouvoir alors même que la coalition, forte de seulement 60 sièges, est actuellement au bord de l’effondrement suite au départ de la parlementaire Idit Silman, élue sous les couleurs de Yamina, le mois dernier.

Le leader de HaYamin HaHadash Naftali Bennett, à gauche, Yomtob Kalfon et Ayelet Shaked, à droite, lors d’une conférence de presse, le 19 février 2019 (Crédit : Porte-parole de HaYamin HaHadash)

Des sources au sein de la formation ont indiqué que l’initiative avait été coordonnée entre Kahana et Bennett et délibérément annoncée vendredi en fin d’après-midi, juste avant le début du Shabbat.

La radio militaire a fait savoir, samedi, que Bennett avait offert à Kalfon diverses fonctions hors de l’enceinte de la Knesset de manière à acter une séparation en bons termes. La station de radio a ajouté que Kalfon n’avait pas encore pris de décision concernant ces offres.

Pour sa part, Yamina a démenti une information qui avait laissé entendre que Yomtob avait été écarté à la demande du leader de Raam, Mansour Abbas, après une visite du député sur le Mont du Temple à l’occasion de Yom HaAtsmaout.

Yamina a qualifié cette information diffusée par la radio militaire – qui avait alors précisé que Kalfon avait fait appel à la ministre de l’Intérieur, Ayelet Shaked, pour qu’elle l’aide à rester à la Knesset – « d’infox totale ».

C’est le parti de droite de Bennett qui est le maillon faible de la coalition fragile. Deux de ses députés élus rejettent actuellement l’alliance au pouvoir : l’un d’entre eux ne l’a jamais soutenue et l’autre en a démissionné.

Le premier, le député Amichai Chikli, a été exclu de Yamina le mois dernier, et il encourt aujourd’hui des sanctions susceptibles de mettre fin à sa carrière.

La deuxième, l’ancienne cheffe de la coalition Idit Silman, a mis l’alliance au pouvoir dans l’impasse en la quittant, le mois dernier, faisant perdre au gouvernement sa mince majorité et le plaçant à égalité – 60 sièges contre 60 – avec l’opposition à la Knesset, forte de 120 membres, le mois dernier.

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