Berlin : Arrestation d’un suspect lié à des lettres de menaces d’un groupe nazi
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Berlin : Arrestation d’un suspect lié à des lettres de menaces d’un groupe nazi

L'homme de 53 ans avait déjà été condamné dans le passé pour des crimes attribués à la mouvance d'extrême-droite

La police surveillent la synagogue d'Essen, en Allemagne, le 10 octobre 2019. (Crédit : AP Photo/Martin Meissner)
La police surveillent la synagogue d'Essen, en Allemagne, le 10 octobre 2019. (Crédit : AP Photo/Martin Meissner)

La police allemande a arrêté dans la nuit de lundi à mardi à Berlin un suspect en relation avec des lettres de menaces signées « NSU 2.0 », une référence à un groupuscule néonazi allemand dont les membres ont commis une dizaine d’assassinats racistes pendant la décennie 2000.

L’homme de 53 ans avait déjà été condamné dans le passé pour des crimes attribués à la mouvance d’extrême-droite, a déclaré le procureur de la République de Francfort-sur-le-Main.

Le suspect, chômeur, est « fortement soupçonné » d’avoir envoyé depuis août 2018 dans tout le pays une série de « lettres de menaces au contenu incitant à la haine, insultant et menaçant » sous le pseudonyme « NSU 2.0 », a déclaré le parquet.

Ces courriers étaient principalement adressés à des personnes publiques, notamment des membres du Parlement fédéral et de celui de la région de Hesse et un avocat francfortois.

À maintes reprises, les enquêteurs avaient des indices les conduisant vers la police elle-même, car les données des personnes contactées avaient été récupérées auprès de postes de police.

La personne arrêtée n’est toutefois pas un policier, a précisé le parquet.

L’appartement berlinois de l’auteur présumé de ces lettres a également été fouillé.

Walter Luebcke, qui était alors en charge de l’administration régionale du secteur de Kassel, lors d’une allocution devant les médias à Kassel, en Allemagne, le 25 juin 2012. (Crédit : Uwe Zucch/dpa via AP, file)

Le meurtre en juin 2019 de Walter Lübcke, élu du parti conservateur qui défendait la politique d’accueil des migrants de la chancelière Angela Merkel, a réveillé le spectre du terrorisme « brun » dans le pays.

Sous-estimée dans les années 2000 par les autorités malgré les meurtres de huit immigrés turcs, d’un Grec et d’une policière allemande par le groupuscule néonazi NSU, la menace est perçue aujourd’hui comme un défi crucial pour la sécurité intérieure.

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