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Biden se rendra en Israël dans les prochains mois – Maison Blanche

Le président américain s'est entretenu par téléphone avec Bennett au sujet de l'Iran et des tensions à Jérusalem ; aucune date précise n'a été fixée pour le voyage de Biden

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le président américain Joe Biden serre la main du premier ministre israélien Naftali Bennett lors de leur rencontre dans le bureau ovale de la Maison Blanche, vendredi 27 août 2021, à Washington. (Crédit: AP Photo/Evan Vucci)
Le président américain Joe Biden serre la main du premier ministre israélien Naftali Bennett lors de leur rencontre dans le bureau ovale de la Maison Blanche, vendredi 27 août 2021, à Washington. (Crédit: AP Photo/Evan Vucci)

Le président américain Joe Biden effectuera sa première visite en Israël en tant que président dans les prochains mois, a déclaré la Maison Blanche, après un échange téléphonique entre le président et le Premier ministre Naftali Bennett dimanche soir.

Il s’agissait de la deuxième conversation téléphonique entre les deux hommes en moins d’un mois.

M. Bennett a profité de l’occasion pour informer M. Biden des efforts déployés par Israël « pour mettre fin à la violence et à l’incitation à la violence à Jérusalem », a déclaré le bureau du Premier ministre.

Les deux hommes ont également discuté de la menace nucléaire iranienne, le Premier ministre israélien réitérant la position de Jérusalem contre le fait que les États-Unis tiennent compte de la demande de l’Iran de retirer son Corps des gardiens de la révolution islamique de la liste noire américaine des organisations terroristes dans le cadre des négociations en cours entre Téhéran et les puissances mondiales à Vienne pour revenir à un accord nucléaire dans lequel l’Iran arrêterait au moins temporairement son développement nucléaire en échange d’un allègement des sanctions.

« Je suis sûr que le président Biden, qui est un véritable ami d’Israël et se soucie de sa sécurité, ne retirera pas les Gardiens de la révolution de la liste des organisations terroristes [étrangères] du département d’État », a déclaré M. Bennett à M. Biden, selon le compte rendu israélien.

Bennett a également souhaité de joyeuses fêtes de Pâques au président.

« Le président a pris note des efforts en cours entre les responsables israéliens et palestiniens pour faire baisser les tensions et assurer une conclusion pacifique de la saison sainte du Ramadan », a déclaré la Maison Blanche.

« Le président a également accepté une invitation à se rendre en Israël au cours des prochains mois ».

Aucune date précise n’a été donnée pour le voyage proposé par Biden en Israël, qui serait son premier en tant que président. Biden a visité le pays pour la dernière fois, en tant que vice-président, en 2016. M. Bennett a rencontré M. Biden à la Maison-Blanche, à Washington, en août.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse Sara rencontrent le vice-président des États-Unis Joe Biden et son épouse Jill, au bureau du Premier ministre à Jérusalem, lors de la visite officielle de Biden en Israël et dans l’Autorité palestinienne, le 9 mars 2016. (Crédit: Amos Ben Gershom/GPO)

La Maison Blanche a confirmé que le président américain et Bennett ont discuté de la question iranienne, plus précisément « des défis communs en matière de sécurité régionale et mondiale, y compris la menace posée par l’Iran et ses mandataires. »

Le conseiller israélien à la sécurité nationale, Eyal Hulata, devait se rendre à Washington pour rencontrer son homologue, Jake Sullivan, plus tard dans la semaine afin de poursuivre ces discussions sur l’Iran. La Maison Blanche a déclaré que M. Biden s’est « félicité de la visite » de M. Hulata.

La semaine dernière, un haut diplomate israélien a déclaré à des journalistes israéliens que des responsables de l’administration Biden avaient informé leurs homologues européens que Washington n’envisageait pas de retirer le Corps des gardiens de la révolution islamique de la liste noire des organisations terroristes dans le cadre des négociations de Vienne.

Le diplomate a déclaré que les négociations nucléaires étaient au point mort, en grande partie à cause de la demande iranienne que Washington retire le Corps des gardiens de la révolution islamique de la liste des organisations terroristes étrangères du département d’État. Israël a fait pression, en public et en privé, contre cette mesure.

Malgré le message que les États-Unis ont transmis aux négociateurs européens, l’administration Biden envisage toujours de retirer partiellement le Corps des Gardiens de la révolution de la liste des organisations terroristes étrangères, tout en maintenant sa force expéditionnaire Quds sur cette liste, a affirmé le responsable israélien. « Nous participons aux discussions, mais il n’y a pas encore de réponse définitive ».

Le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a effectivement semblé rejeter la demande iranienne lorsqu’il a été interrogé à ce sujet lors d’un point de presse lundi dernier.

« Si l’Iran veut une levée des sanctions qui va au-delà du JCPOA, il devra répondre à nos préoccupations qui vont au-delà du JCPOA », a déclaré le porte-parole du département d’État, Ned Price, interrogé sur la radiation des Gardiens de la révolution. « Ils devront négocier ces questions de bonne foi avec réciprocité. »

Comme l’Iran n’a pas exprimé sa volonté de bouger sur des questions non liées au nucléaire, les remarques de Price semblaient mettre de côté la possibilité d’une radiation unilatérale de la liste par Washington, même si cela signifiait amener Téhéran à se conformer au JCPOA.

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