Blinken réunira Israël et 3 pays arabes pour l’anniversaire de la normalisation
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Blinken réunira Israël et 3 pays arabes pour l’anniversaire de la normalisation

Cette rencontre vient consacrer le soutien de l'administration Biden aux accords considérés comme un des principaux succès diplomatiques de leurs prédécesseurs républicains

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken pendant une conférence de presse conjointe au ministère des Affaires étrangères dans la capitale qatarie de Doha, le 7 septembre 2021. (Crédit : Olivier Douliery/Pool/AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken pendant une conférence de presse conjointe au ministère des Affaires étrangères dans la capitale qatarie de Doha, le 7 septembre 2021. (Crédit : Olivier Douliery/Pool/AFP)

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken va réunir vendredi, virtuellement, ses homologues d’Israël et de trois pays arabes pour marquer le premier anniversaire des accords de normalisation de leurs relations, a annoncé mardi le département d’État.

Le secrétaire d’État va s’entretenir avec les ministres des Affaires étrangères de l’État Juif, des Émirats arabes unis, de Bahreïn et du Maroc pour « commémorer le premier anniversaire de la signature des Accords d’Abraham et discuter des manières d’approfondir les relations et bâtir une région plus prospère », a indiqué un porte-parole.

Ned Price a ajouté que l’administration Biden était « heureuse de célébrer » l’anniversaire des Accords d’Abraham, utilisant le nom donné aux accords par l’administration Trump – un nom que l’équipe actuelle du président américain évite généralement d’employer.

« Nous soutenons avec force ces accords et nous sommes impatients de faire progresser d’autres opportunités qui permettront d’élargir la coopération entre Israël et les pays du monde entier », a-t-il poursuivi.

Price a également évoqué la paix avec les Palestiniens.

« Nous espérons aussi qu’Israël et les autres pays de la région se rassembleront dans une initiative commune visant à construire des passerelles entre les peuples et à créer de nouveaux espaces de dialogue et d’échange, nous serons ainsi en mesure de faire des progrès tangibles vers une paix négociée entre Israéliens et Palestiniens », a-t-il déclaré.

Les critiques de l’approche de Trump ont accusé ce dernier de prôner la réconciliation des pays arabes avec Israël pour détourner le regard de son inaction concernant la promotion des droits des Palestiniens qui avaient refusé que l’ancienne administration serve d’intermédiaire, la considérant comme partiale.

Trump avait brisé des tabous dans la diplomatie moyen-orientale en soutenant ouvertement Israël, notamment en transférant l’ambassade américaine à Jérusalem – les Palestiniens revendiquent la partie orientale de la ville comme capitale de leur futur État. Presque aucun autre pays ne reconnaît Jérusalem comme capitale de l’État juif.

Le 15 septembre 2020, les Émirats arabes unis et Bahreïn étaient devenus les premiers pays du Golfe à normaliser publiquement leurs relations avec Israël, sous l’égide du président américain de l’époque, Donald Trump. Le Maroc et le Soudan avaient ensuite fait de même.

Le Soudan ne sera pas représenté à la réunion virtuelle de vendredi, sans que le département d’État n’en précise la raison.

La directrice du Conseil national de Sécurité pour le Moyen-Orient, Barbara Leaf, a expliqué à des responsables juifs, le mois dernier, que la Maison Blanche tentait de « finaliser » l’accord entre le Soudan et Israël. Toutefois, aucune avancée n’aurait encore eu lieu.

Des manifestants soudanais brûlent des drapeaux israéliens pendant un rassemblement suite à la signature d’un accord de normalisation entre le Soudan et l’État juif aux abords des bureaux du cabinet à Khartoum, le 17 janvier 2021. (Crédit : ASHRAF SHAZLY / AFP)

Après son arrivée au pouvoir, le gouvernement du président Joe Biden et son secrétaire d’État Antony Blinken ont dit approuver ces accords considérés comme un des principaux succès diplomatiques de leurs prédécesseurs républicains.

Cette rencontre, et l’utilisation officielle de l’appellation « Accords d’Abraham » que les Démocrates ont longtemps été réticents à faire leur, viennent consacrer ce soutien.

Après les Émirats et Bahreïn, les yeux ont un temps été rivés sur l’Arabie saoudite, première puissance économique arabe, terre des lieux les plus saints de l’islam et proche partenaire des États-Unis. Mais Ryad a rejeté toute normalisation sans un règlement de la question palestinienne.

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