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Blinken va se rendre en Arabie saoudite sur fond d’un réchauffement avec Ryad

Le voyage intervient quelques semaines après celui du conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, et près d'un an après celui du président Joe Biden

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'exprime lors d'une conférence de presse avec le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly, dans la salle Benjamin Franklin du département d'État, le 17 janvier 2023, à Washington. (Crédit : Manuel Balce Ceneta/AP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'exprime lors d'une conférence de presse avec le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly, dans la salle Benjamin Franklin du département d'État, le 17 janvier 2023, à Washington. (Crédit : Manuel Balce Ceneta/AP)

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken se rendra cette semaine en Arabie saoudite, dans le but affiché de renforcer des relations souvent tendues avec cet allié clé, a annoncé vendredi le département d’Etat.

« On a énormément de travail qu’on veut faire. On se concentre sur un programme d’action qui va de l’avant », a indiqué à des journalistes un haut diplomate américain, Daniel Benaim, résumant ainsi l’état d’esprit qui prévaut à Washington malgré les nombreuses divergences avec le royaume saoudien.

Le déplacement de M. Blinken du 6 au 8 juin dans le royaume intervient alors que les deux pays sont médiateurs dans le conflit au Soudan, sans parvenir cependant à faire respecter plusieurs trêves entre les généraux belligérants.

Les Etats-Unis se sont dits prêts à reprendre les discussions à Jeddah, en Arabie saoudite, avec les dirigeants rivaux du Soudan s’ils sont « sérieux » dans leur volonté de respecter le cessez-le-feu.

Le secrétaire d’Etat américain abordera avec les responsables saoudiens la « coopération stratégique » entre les deux pays sur des questions d’ordre régionales et bilatérales, et participera à une réunion ministérielle mercredi avec le Conseil de coopération du Golfe.

Il co-présidera aussi avec son homologue saoudien jeudi à Ryad une réunion de la coalition des pays luttant contre le groupe Etat islamique (EI).

Cette coalition avait été créée en 2014 pour combattre le groupe jihadiste et elle regroupe désormais plus de 80 pays.

L’accent sera mis sur les menaces posées « en Afrique et en Asie centrale et du Sud », a précisé un autre diplomate, Ian McCary.

Les pays devraient s’engager à débloquer de nouveaux fonds pour l’aide à la stabilisation pour les territoires libérés de l’emprise de l’EI en Syrie et en Irak, a-t-il dit.

Les forces loyales aux rebelles houthis du Yémen participent à un défilé militaire marquant le septième anniversaire de l’intervention de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite dans leur pays, dans la capitale de Sanaa, le 31 mars 2022. (Crédit : MOHAMMED HUWAIS / AFP)

Conflit au Yémen

Le voyage intervient quelques semaines après celui du conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, et près d’un an après celui du président Joe Biden à l’été 2022 qui avait connu un succès mitigé.

Les relations entre Washington et Ryad sont notoirement compliquées alors que l’administration Biden accuse la riche monarchie pétrolière du Golfe de violations des droits humains et de peser sur les prix du brut.

Le président Biden avait appelé à un « réexamen » des relations avec Ryad après la décision du royaume en octobre dernier d’une baisse de la production de pétrole.

Mais l’allié saoudien, à qui Washington a fourni quantité d’armes, joue un rôle clé dans la région et les responsables américains ne cachent pas leur volonté de maintenir des liens forts.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, à droite, accueillant le président américain Joe Biden au palais Al-Salam à Jeddah, en Arabie saoudite, le 15 juillet 2022. (Crédit : Bandar Aljaloud/Palais royal saoudien via AP)

Ils n’ont guère le choix, assurent-ils, saluant même le récent rapprochement entre l’Iran chiite et l’Arabie sunnite, ennemis jurés.

Les efforts de paix au Yémen devraient figurer en bonne place des discussions de M. Blinken, tout comme le « graal » que serait une normalisation entre le royaume saoudien et Israël dans le cadre des accords d’Abraham.

Ces accords initiés sous l’ancien président Donald Trump ont permis à plusieurs pays arabes de normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu.

Mais Ryad conditionne toute normalisation à la reconnaissance d’un Etat palestinien et exige par ailleurs des garanties de sécurité auprès des Etats-Unis.

Concernant le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique et dévasté par des années de guerre, il connaît une période d’accalmie depuis une trêve négociée par l’ONU en avril 2022.

L’Arabie saoudite a dirigé depuis 2015 une coalition militaire au Yémen voisin pour appuyer les forces pro-gouvernementales contre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

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