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Carcassonne : Une femme condamnée à de la prison ferme pour une vidéo antisémite

Dans sa vidéo se réjouissant des attaques du 7 octobre, Séverine Misbarre avait notamment comparé les Juifs à des "cafards"

Capture d’écran d’une vidéo de Séverine Misbarre dans laquelle elle se réjouit des attaques du 7 octobre. (Crédit : Facebook)
Capture d’écran d’une vidéo de Séverine Misbarre dans laquelle elle se réjouit des attaques du 7 octobre. (Crédit : Facebook)

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a obtenu, le 20 novembre dernier, la condamnation d’une femme de la ville de Trèbes (département de l’Aude, dans le sud-ouest de la France) pour antisémitisme. Un jugement qui rappelle aux internautes qui tiennent des propos haineux sur les réseaux sociaux qu’ils sont loin d’être protégés derrière leur écran.

Séverine Misbarre, 44 ans, mère de 7 enfants – dont un fils qui serait radicalisé et une fille sanctionnée pour ses propos sur Samuel Paty, selon le BNVCA – était en effet jugée suite à des propos vivement antisémites tenus dans une vidéo publiée sur TikTok. Dans la séquence, diffusée le 7 octobre dernier, jour des massacres du Hamas dans le sud d’Israël, faisant 1 200 morts et 240 otages, « cette personne, identifiée par les gendarmes, a clairement exprimé sa haine envers les Juifs et le peuple d’Israël, faisant l’apologie des attaques terroristes », indique l’association juive, qui s’est alors portée partie civile contre la quarantenaire. Séverine Misbarre avait notamment comparé les Juifs à des « cafards ».

Lors de l’audience de comparution immédiate devant le tribunal de Carcassonne, la prévenue a du répondre d’« apologie publique d’un acte de terrorisme », d’« injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » et de « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».

Séverine Misbarre, qui a posté de nombreux contenus haineux et anti-Israël sur les réseaux sociaux, a finalement été reconnue coupable pour ces faits, a rapporté le BNVCA.

Le tribunal l’a condamnée à dix mois de prison, dont cinq avec sursis probatoire pour deux ans, et à une détention à domicile sous surveillance électronique pour la partie ferme de la peine. Elle devra aussi payer une amende de 800 € à chacune des parties civiles.

En France, un total de 1 518 actes et propos antisémites ont été recensés entre le début de la guerre Israël-Hamas, le 7 octobre, et le 14 novembre. Ce chiffre est plus de trois fois supérieur au nombre d’actes ou propos antisémites enregistrés sur toute l’année 2022. Près de 600 interpellations ont eu lieu sur ces mêmes dates, a indiqué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Aucun nouveau bilan n’a été publié depuis.

D’autres affaires pour des propos haineux tenus en ligne ont été jugées ou sont en cours de jugement. La semaine dernière, dix mois de prison avec sursis ont été requis contre une internaute française, Warda Anwar, qui avait ironisé au sujet d’une information rapportée par un secouriste israélien, selon laquelle un bébé avait été placé dans un four par des terroristes du Hamas.

À Carcassonne, ville où était jugée Séverine Misbarre, un large tag antisémite, « Tuer les juifs est un devoir », a été inscrit sur les murs extérieurs d’un stade et une enquête a été ouverte.

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