Casablanca: manifestation contre un concert d’Enrico Macias, accusé de sionisme
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Casablanca: manifestation contre un concert d’Enrico Macias, accusé de sionisme

Le concert a pu se tenir normalement malgré les manifestants qui scandaient des slogans comme "Dégage Macias", "Jérusalem aux Palestiniens" ou "Dehors les sionistes"

Enrico Macias se produit à Tel Aviv en 2011 (Crédit : capture d'écran YouTube)
Enrico Macias se produit à Tel Aviv en 2011 (Crédit : capture d'écran YouTube)

Quelques centaines de manifestants pro-palestiniens se sont rassemblés jeudi à Casablanca pour protester contre un concert du chanteur juif français Enrico Macias, accusé de soutenir la politique d’Israël, a constaté un correspondant de l’AFP sur place.

« Il est le fer de lance de l’avancée sioniste dans le monde. Il est engagé dans le projet sioniste et il soutient ouvertement l’armée israélienne », a déclaré à l’AFP Saadia El Ouallous, membre de la Coalition nationale pour la Palestine.

Ces dernières semaines, cette association avait, avec d’autres, appelé à boycotter le concert de Casablanca en présentant le célèbre chanteur de variétés comme un « défenseur inconditionnel de l’occupation de la Palestine ».

Le concert organisé dans un cinéma de Casablanca a pu se tenir normalement malgré les manifestants qui scandaient des slogans comme « Dégage Macias », « Jérusalem aux Palestiniens » ou « Dehors les sionistes ».

Les protestataires réunis en face du cinéma sous la surveillance de la police brandissaient aussi des pancartes dénonçant la possible venue au Maroc du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, évoquée en janvier dans les médias locaux sans aucune confirmation officielle.

Enrico Macias qui se revendique comme « juif berbère arabe » n’a jamais pu, à 80 ans, retourner en Algérie, son pays natal qu’il avait quitté avec sa famille en 1962, pendant l’exode pied-noir.

De son vrai nom Gaston Ghrenassia, Enrico Macias, né en 11 décembre 1938 à Constantine, est devenu célèbre à la fin des années 60, en pleine vague « yéyé », avec des tubes comme « Enfants de tous pays », « Porompompero », « Les Filles de mon pays » ou encore « Poï Poï Poï ».

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