Cazeneuve en désaccord avec la résolution de l’UNESCO sur le mont du Temple
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Cazeneuve en désaccord avec la résolution de l’UNESCO sur le mont du Temple

"Il faut qu'il y ait du dialogue, de la compréhension, du respect mutuel", a déclaré le ministre de l'Intérieur français, dont le pays a approuvé la résolution

Bernard Cazeneuve, Premier ministre français. (Crédit : Thomas Samson/AFP)
Bernard Cazeneuve, Premier ministre français. (Crédit : Thomas Samson/AFP)

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, était l’invité des Amis du CRIF, lundi soir dernier.

Au cours de cette conférence-débat, en présence de Roger Cukierman, Bernard Cazeneuve est revenu sur la polémique du vote d’un projet à l’UNESCO niant les liens religieux, historiques et géographiques entre le peuple juif et Jérusalem.

Ce texte a été proposé par l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Soudan, le Maroc, Oman et le Qatar.

Ce texte, provisoire et non définitif, présente le mont du Temple et ses alentours, le tombeau de Rachel, le tombeau des patriarches comme des lieux saints exclusivement musulmans.

Ce texte, voté à l’UNESCO, a été approuvé par la France.

Bernard Cazeneuve est intervenu concernant cette résolution.

« Je m’étonnais que cette question ne soit pas venue plus vite. Et j’ai bien l’intention d’y répondre », a-t-il déclaré en guise d’introduction, rapporte le Figaro.

Selon le ministre de l’Intérieur, il convient de faire « attention aux résolutions mal rédigées » en précisant l’importance de ne pas toucher au statut de Jérusalem défini depuis la fin de la guerre des Six jours.

Bernard Cazeneuve a plaidé pour la mise en place d’un dialogue entre les parties sous-entendant que cette résolution pouvait accroitre les tensions.

« Si nous voulons arriver à surmonter les difficultés dans la région, il faut qu’il y ait du dialogue, de la compréhension, du respect mutuel. Et le rôle de notre pays a toujours été de faire en sorte, sur le plan international, que cela puisse exister », a indiqué Bernard Cazeneuve. Selon ses propres mots, il ne soutient pas cette résolution et cette dernière ne devrait pas être adoptée.

Dans son intervention, le ministre de l’Intérieur a soutenu et défendu la position du Grand Rabbin de France, Haïm Korsia.

Dans une récente tribune publiée par le Figaro, le rabbin déclare « On ne peut être que profondément choqué lorsqu’on apprend que notre pays, la France, pays des Lumières et de la laïcité, a apposé sa signature au bas de la résolution adoptée par le Conseil exécutif de l’UNESCO le 16 avril dernier, sur le point intitulé ‘Palestine occupée’ ».

Le ministre a souligné la « finesse et la subtilité » des arguments utilisés par Haïm Korsia.

Le ministre de l’Intérieur a indiqué que la décision finale ne lui appartenait pas, mais que si le président François Hollande lui demandait son avis, il indiquerait son désaccord.

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