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Ce que montrent les objets retrouvés à Columbia par la police de New York

Des masques à gaz, des couteaux, un pamphlet "Mort à l'Amérique" ont été découverts dans un bâtiment pris d'assaut ; ceux qui critiquent la répression sont "une honte", disent les anciens élèves juifs

Des manifestants anti-Israël du campus de l'Université Columbia déployant une banderole alors qu'ils se barricadent à l'intérieur du Hamilton Hall, baptisé du nom d'un enfant palestinien qui aurait été tué par Israël à Gaza dans le cadre de la guerre en cours avec le Hamas,  à New York, le 30 avril 2024. (Crédit : Alex Kent/Getty Images via AFP
Des manifestants anti-Israël du campus de l'Université Columbia déployant une banderole alors qu'ils se barricadent à l'intérieur du Hamilton Hall, baptisé du nom d'un enfant palestinien qui aurait été tué par Israël à Gaza dans le cadre de la guerre en cours avec le Hamas, à New York, le 30 avril 2024. (Crédit : Alex Kent/Getty Images via AFP

Un haut-responsable de la police de New York (NYPD) a partagé, vendredi, des photos « des outils utilisés par les agitateurs » en évoquant les objets qui ont été retrouvés par les agents après la dispersion des manifestants anti-Israël qui s’étaient retranchés dans un bâtiment de Columbia, Hamilton Hall, cette semaine.

« Des masques à gaz, des bouchons d’oreille, des casques, des lunettes de protection, du ruban adhésif, des marteaux, des couteaux, des cordes et un livre sur le TERRORISME », a écrit le commissaire-adjoint de la police de New York, Kaz Daughtry, dans une publication parue sur X, anciennement Twitter. Il a ajouté dans son post que « ce ne sont pas là les outils utilisés par des étudiants qui manifestent ; ce sont des outils d’agitateurs, de gens qui œuvrent à faire quelque chose de néfaste ».

La police avait dispersé la quarantaine de manifestants qui avaient pris d’assaut Hamilton Hall, un bâtiment de Columbia, mardi soir. Les protestataires s’étaient barricadés à l’intérieur. Les agents ont aussi arrêté plus de cent personnes quand ils ont fait lever le camp qui avait été dressé sur le campus, jeudi.

« Continuez à manifester pacifiquement, en respectant la loi mais sachez que si vous vous prêtez à une conduite illégale, la police de New York saura vous en tenir pour responsable et vous demander des comptes », a écrit Daughtry.

Dans le post de Daughtry, des images d’un pamphlet appelant les populations « de New York à Gaza et sur tout Turtle Island « – le nom indigène de l’Amérique du nord – à « perturber/revendiquer/détruire les intérêts commerciaux sionistes partout ».

« Mort aux propriétés immobilières israéliennes ! Mort à l’Amérique ! », était-il écrit dans le pamphlet qui se terminait par : « Vive l’Intifada ! ».

Deux Intifada en Israël ont fait des centaines de morts en Israël dans des attentats terroristes palestiniens. La première de 1987 – année de naissance du Hamas – à 1993, qui correspond aux accords d’Oslo. La Seconde intifada a débuté en 2000 avec la visite d’Ariel Sharon sur le mont du Temple et s’est terminée en 2005 avec le désengagement de la bande de Gaza.

Les casques et les lunettes de protection mentionnées par Daughtry n’étaient pas des équipements tactiques, mais plutôt des lunettes de piscine et des casques à vélo, respectivement. Le « Livre sur le terrorisme » était un ouvrage publié par Oxford, intitulé « Terrorism: A very brief introduction » et écrit par Charles Townshend, professeur émérite en études sécuritaires à l’université de Keele qui a beaucoup travaillé sur la question des insurrections républicaines en Irlande.

Les objets retrouvés semblent indiquer que les étudiants se préparaient à devoir affronter la police, susceptible de faire usage de matraques et de gaz lacrymogènes. Il est difficile de dire si des éléments ont pu laisser penser que les marteaux et les couteaux devaient servir à autre chose qu’à la logistique sur le campement.

En réponse au post écrit par la police de New York, l’Association des anciens élèves juifs de Columbia a fustigé les critiques émises sur la dispersion, par la police, du campement anti-israélien, des critiques qui ont émané des personnels de cette prestigieuse université.

« Vous êtes une honte », a lancé le groupe juif.

Des campements similaires à celui de la « zone libre » installée à Columbia se sont multipliés sur tout le territoire des États-Unis. Les administrations de plusieurs universités ont appelé la police à la rescousse pour disperser les campeurs, s’attirant les critiques de certains employés et de certains professeurs qui ont dénoncé des violences policières. Des groupes juifs ont fustigé certains dirigeants d’université – notamment Minouche Shafik à Columbia — qui, selon eux, n’ont pas suffisamment agi pour faire taire les discours antisémites dans les manifestations pro-palestiniennes.

Des violences entre les activistes pro-israéliens et pro-palestiniens ont éclaté à l’université de Californie à Los Angeles, suite à une tentative de démantèlement, par les activistes qui soutiennent Israël, du campement pro-palestinien par la force – des informations avaient précédemment indiqué qu’un étudiant pro-israélien avait été empêché d’entrer sur le campus.

Selon les estimations du New York Times, plus de 2 000 étudiants ont été arrêtés depuis que les universités ont commencé à réprimer les mouvements de protestation anti-israéliens.

Les étudiants font part de leur colère face aux investissements faits par leurs universités dans des entreprises qui, selon les protestataires, soutiennent Israël alors que le pays continue à se battre contre le Hamas dans la bande de Gaza, avec une guerre qui a causé une catastrophe humanitaire au sein de l’enclave côtière.

La police pénétrant dans le campement pro-palestinien et anti-israélien sur le campus de l’Université de Californie, (UCLA), à Los Angeles, en Californie, à l’aube du 2 mai 2024. (Crédit : Etienne Laurent/AFP)

La guerre avait éclaté le 7 octobre, quand des milliers de terroristes placés sous l’autorité du Hamas avaient franchi la frontière avec Israël et qu’ils avaient semé la désolation dans tout le sud du pays. Les hommes armés avaient tué près de 1 200 personnes, des civils en majorité, et ils avaient enlevé plus de 250 personnes qui avaient été prises en otage.

Jurant de démanteler le groupe terroriste palestinien et de garantir la remise en liberté des otages, Israël a lancé une offensive militaire sans précédent dans la bande – une campagne qui a déplacé plus d’un million de personnes. Les conditions, dans l’enclave, laissent planer la menace de la famine, ont indiqué les Nations unies.

De son côté, le ministère de la Santé du Hamas, à Gaza, a fait savoir que 34 000 personnes avaient été tuées dans le cadre des combats jusqu’à présent – un chiffre invérifiable et qui comprendrait les 13 000 hommes armés qu’Israël affirme avoir tués dans le cadre de la guerre. L’État juif déclare aussi avoir abattu un millier de terroristes sur le sol israélien, le 7 octobre.

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