Israël en guerre - Jour 202

Rechercher
Les victimes du 7 octobre

Chana Kritzman, 88 ans : une férue de littérature qui a établi la bibliothèque de Beeri

Elle a succombé à ses blessures deux semaines après avoir été victime de tirs du Hamas lors de l'évacuation du kibboutz Beeri le 7 octobre

Chana Kritzman. (Crédit : Autorisation)
Chana Kritzman. (Crédit : Autorisation)

Chana Kritzman, 88 ans, a été mortellement blessée par des terroristes du Hamas au kibboutz Beeri le 7 octobre et a succombé à ses blessures le 21 octobre, deux semaines plus tard.

Elle et son mari ont tous deux été blessés par des tirs terroristes alors qu’ils étaient évacués du kibboutz après avoir passé plus de 24 heures cachés dans leur pièce sécurisée. Son mari, légèrement blessé, a survécu, tandis que Chana s’est battue pendant une quinzaine de jours avant de mourir à l’hôpital.

Elle a été enterrée le 24 octobre au kibboutz Einat. Elle laisse dans le deuil son mari, Zvi « Tziki » Kritzman, leurs quatre enfants, Tzafrir, Zohar, Noga et Ziv, ainsi que douze petits-enfants et dix arrière-petits-enfants.

Née à Varsovie, en Pologne, en 1935, elle est venue en Israël alors qu’elle était bébé, avec ses parents qui avaient compris les dangers de la vague croissante d’antisémitisme en Europe. À l’âge de 15 ans, selon l’éloge funèbre du kibboutz, elle est venue à Beeri alors qu’elle était membre d’un mouvement de jeunesse qui avait pour objectif de construire le kibboutz naissant.

Les jeunes vivaient sous des tentes, travaillaient la terre et ont contribué à faire du kibboutz une communauté prospère. C’est là que Chana a rencontré son futur mari, la qu’ils se sont mariés et qu’ils ont élevé leurs quatre enfants. Pendant des dizaines d’années, Chana a travaillé dans le domaine de l’éducation au sein du kibboutz. C’est elle qui a créé la bibliothèque de Beeri. Elle a su transmettre son amour de la lecture à plusieurs générations d’enfants.

La Bibliothèque nationale d’Israël a indiqué dans une publication sur Facebook que « la merveilleuse Chana a élevé ses enfants et petits-enfants dans l’amour des livres, de la lecture et de l’art de raconter des histoires », et a partagé une photo d’elle faisant la lecture à son jeune fils à Beeri il y a de cela plusieurs dizaines d’années. « Tout au long de sa vie, elle a lu un nombre incalculable de livres à un nombre incalculable d’enfants, qui sont devenus eux-mêmes des parents et des grands-parents. »

Son neveu, Ori Ben Dov, a écrit sur X que sa tante était « une femme optimiste qui croyait toujours que demain serait meilleur… elle est arrivée à Beeri en 1949 alors que ce n’était qu’un tas de sable, et elle a vu le kibboutz se développer, prospérer et devenir ce qu’il était, et elle était si fière de son Beeri. »

À ses funérailles, sa famille a placé sur son cercueil son livre pour enfants préféré, Children’s Island, de Mira Lobe, ainsi qu’un livret de mots croisés, une activité qu’elle a toujours aimée.

Son petit-fils, Omer Keren, a raconté qu’alors qu’elle se battait pour sa vie à l’hôpital, son arrière-petit-fils était né dans le même hôpital, à quelques étages de là, et que sa brit mila avait eu lieu le jour de sa mort. Il a été nommé Or, ce qui signifie lumière.

Keren a décrit sa grand-mère comme « une femme de 88 ans qui a lutté pendant deux semaines contre une grave blessure par balle tirée par des terroristes au moment de son évacuation du kibboutz Beeri, dans l’allée menant à la cafétéria, à 100 mètres de sa maison. Seule une balle a pu arrêter cette femme, et encore, avec difficulté ».

Il a ajouté que la famille avait eu « le privilège de pouvoir lui dire au revoir. Nous avons pu l’entourer, la caresser, l’embrasser, lui dire tant de fois que nous l’aimions ».

Chana, a-t-il écrit, « était la personne la plus optimiste du monde. Elle a traversé des périodes difficiles dans sa vie, et malgré cela, même dans les pires moments, lorsque les gens lui demandaient comment elle allait, elle répondait : « Demain sera meilleur. » Sa grand-mère, poursuit Keren, « était une enseignante légendaire qui n’avait jamais suivi de cours en éducation, mais qui savait au plus profond d’elle-même que la punition n’était pas un outil éducatif. Un enfant a besoin d’amour, qu’on lui parle sans détour, qu’on le regarde avec des yeux bienveillants. »

« Elle connaissait par cœur des millions de livres pour enfants et savait comment les raconter pour que tout le monde écoute », a-t-il ajouté, notant qu’elle était le type de grand-mère « qui envoyait par courrier des mishloach manot pour Pourim et des fruits secs pour Tu Bishvat. Elle préparait du tcholent et le partageait avec les voisins. Qui ne disait jamais ‘non’ et acceptait toujours de partir à l’aventure ». Aujourd’hui, imagine-t-il, « Savta dirait que le seul remède est de sourire, de continuer à créer, à aimer et à reconstruire ».

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.