Chypre veut signer un accord sur le gazoduc East Med en 2018
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Chypre veut signer un accord sur le gazoduc East Med en 2018

Le Premier ministre israélien a estimé que les trois pays faisaient "des efforts sérieux" pour construire ce gazoduc qui serait opérationnel qu'en 2025

Le président chypriote Nicos Anastasiades (au centre),le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son homologue grec Alexis à Nicosie le 8 mai 2018. (Crédit: AFP / POOL / YIANNIS KOURTOGLOU)
Le président chypriote Nicos Anastasiades (au centre),le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son homologue grec Alexis à Nicosie le 8 mai 2018. (Crédit: AFP / POOL / YIANNIS KOURTOGLOU)

Chypre, la Grèce et Israël veulent signer cette année un accord inter-gouvernemental pour avancer sur le projet de gazoduc East Med permettant d’acheminer le gaz naturel du sud-est de la Méditerranée vers le reste de l’Europe, a déclaré mardi le président chypriote.

« La construction de ce gazoduc contribuera à sécuriser nos ressources énergétiques et celles de l’Europe », a dit Nicos Anastasiades après un sommet avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le Premier ministre grec Alexis Tsipras à Nicosie.

« Nous sommes engagés à travailler résolument pour signer un accord intergouvernemental en 2018 », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre israélien a estimé que les trois pays faisaient « des efforts sérieux » pour construire ce gazoduc.

D’un coût estimé de 5,8 milliards d’euros, East Med devrait acheminer vers l’Europe le gaz découvert au large des côtes chypriotes et israéliennes, réduisant ainsi la dépendance du continent à l’égard de l’énergie russe.

Le développement du projet ne devrait toutefois pas commencer avant plusieurs années, et le gazoduc ne serait opérationnel qu’en 2025.

Ces déclarations interviennent quelques mois après la conclusion d’un contrat historique de fourniture de gaz israélien à l’Egypte pour 12 milliards d’euros. Chypre est aussi en discussion avec Le Caire pour exporter vers ce pays une partie des ressources gazières du champ dit « Aphrodite ».

Mais le partage des ressources de ce champ offshore, situé majoritairement dans les eaux chypriotes, mais dont une partie est dans les eaux israéliennes, a suscité des pourparlers entre les deux pays.

Le ministre de l’Energie chypriote George Lakkotrypis a déclaré début mai que les deux pays avaient demandé aux « compagnies de trouver un accord » et qu’en cas d’échec un arbitrage pourrait être demandé.

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