Cisjordanie : La Nouvelle-Zélande demande à Israël de reconsidérer l’annexion
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Cisjordanie : La Nouvelle-Zélande demande à Israël de reconsidérer l’annexion

Winston Peters dit que la mesure violerait le droit international et poserait "des risques significatifs à la sécurité régionale"

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères et vice-Premier ministre du pays Winson Peters, le 4 octobre 2019 (Crédit : AP Photo/Rick Rycroft)
Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères et vice-Premier ministre du pays Winson Peters, le 4 octobre 2019 (Crédit : AP Photo/Rick Rycroft)

La Nouvelle-zélande a rejoint, mardi, une liste de plus en plus importante de pays qui ont exprimé leurs « graves inquiétudes » au sujet du projet d’annexion par Israël de vastes pans de la Cisjordanie.

« La Nouvelle-Zélande soutient depuis très longtemps le droit d’Israël à vivre dans la paix et la sécurité. Néanmoins, les gouvernements néo-zélandais successifs ont également clairement établi que les implantations israéliennes contreviennent au droit international et qu’elles ont des implications négatives sur le processus de paix », a indiqué dans un communiqué Winston Peters, le ministre des Affaires étrangères.

« Le point de vue du gouvernement de Nouvelle-Zélande est que l’annexion saperait gravement la solution à deux Etats, qu’elle violerait le droit international et qu’elle poserait des risques significatifs à la sécurité régionale. Nous appelons Israël à reprendre en considération ce plan », a-t-il continué.

Wellington soutient encore une solution à deux Etats ainsi qu’une approche « raisonnée et équilibrée » du conflit israélo-palestinien, a poursuivi Peters, qui est également vice-Premier ministre.

Le gouvernement de la Première ministre Jacinda Ardern « est prêt à aider, par tous les moyens constructifs que nous avons à notre disposition, à soutenir ce processus », a ajouté le numéro un de la diplomatie néo-zélandaise.

« Il est essentiel maintenant qu’Israël et la Palestine travaillent en faveur d’une solution négociée à deux Etats », a affirmé Peters. « Les deux parties ont des problèmes et des griefs légitimes et ces derniers doivent être abordés par le biais de négociations directes avec pour objectif de voir Israël et un État palestinien existant côte à côte, dans la paix et la sécurité ».

En réponse, l’envoyé israélien en Nouvelle-Zélande, Itzhak Gerberg, a déclaré que le communiqué de Peters se basait « sur des prédictions ». Il a noté que le gouvernement n’avait pas encore décidé quelles mesures prendre concernant une annexion possible de la Cisjordanie.

Peters n’a pas fait référence au fait que les Palestiniens « ont unilatéralement abandonné les négociations directes de paix avec Israël depuis 2014 » et il n’a pas appelé Ramallah à revenir à la table des pourparlers, a déploré Gerberg dans une déclaration en son nom propre faite mercredi.

Il a ajouté qu’il serait plutôt « constructif » et conforme à la politique néo-zélandaise de soutenir l’acceptation, par Israël, de « l’opportunité unique » offerte à l’Etat juif par la proposition de paix de l’administration américaine.

« Ce plan sera poursuivi avec responsabilité et en coordination avec les Etats-Unis, accompagné par un dialogue avec nos voisins des Etats arabes, tout en maintenant les accords de paix et les intérêts stratégiques nationaux d’Israël en se focalisant sur la paix et la sécurité », a-t-il maintenu.

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