Cisjordanie : Le soldat amputé suite à un attentat quitte les soins intensifs
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Cisjordanie : Le soldat amputé suite à un attentat quitte les soins intensifs

Shadi Ibrahim a remercié ses soutiens quelques jours après de multiples interventions chirurgicales ; son oncle explique qu'il veut revenir dans son unité

Shadi Ibrahim, soldat d'une unité de blindés qui a perdu sa jambe en Cisjordanie lors d'un attentat, dans une vidéo filmée depuis son lit d'hôpital au centre médical Soroka à Beer Sheva, le 22 mai 2020 (Capture d'écran : Treizième chaîne)
Shadi Ibrahim, soldat d'une unité de blindés qui a perdu sa jambe en Cisjordanie lors d'un attentat, dans une vidéo filmée depuis son lit d'hôpital au centre médical Soroka à Beer Sheva, le 22 mai 2020 (Capture d'écran : Treizième chaîne)

Un soldat israélien qui avait perdu sa jambe après avoir été blessé dans une attaque à la voiture-bélier récente, en Cisjordanie, est sorti des soins intensifs.

« J’ai quitté la salle d’urgence. Tout va bien, je vais bien », a déclaré dans une vidéo Shadi Ibrahim depuis sa chambre d’hôpital du centre médical Soroka de Beer Sheva.

Ibrahim, un jeune homme de 20 ans originaire de la ville druze de Sajur, dans le nord du pays, a remercié tous ceux qui lui ont fait parvenir des messages de soutien.

« Je n’ai pas pu répondre mais j’ai envoyé mes remerciements. Je vous aime tous et j’ai confiance en vous », a-t-il déclaré.

Après s’être réveillé mercredi, après de nombreuses chirurgies et une amputation de la jambe, Ibrahim a annoncé vouloir retourner dans son unité de blindés, a confié Assad, son oncle, au site d’information Ynet.

« Je me sens bien. Je veux retrouver mes soldats », aurait-il clamé, selon son oncle. « Rien ne pourra me briser ».

Ibrahim avait été grièvement blessé lors d’une attaque à la voiture-bélier commise à proximité de l’implantation de Negohot, dans les collines du sud de Hébron, le 14 mai.

Selon l’armée israélienne, le terroriste avait projeté sa voiture vers un groupe de soldats qui se tenaient aux abords d’un poste militaire, près de Negohot.

Le conducteur avait renversé Ibrahim avant qu’un autre soldat ne parvienne à ouvrir le feu, le blessant mortellement, avait dit un porte-parole militaire à ce moment-là.

Le lieu d’un attentat présumé dans le sud de la Cisjordanie, le 14 mai 2020. (Crédit : armée israélienne)

Cet attentat a eu lieu dans un contexte de recrudescence des violences en Cisjordanie, ces dernières semaines, après une période de calme relatif due à l’épidémie de coronavirus.

Les responsables israéliens de la Défense ont mis en garde contre une flambée potentielle des violences en raison des difficultés économiques de l’Autorité palestinienne liées à la pandémie, ainsi qu’en réponse à des plans du nouveau gouvernement israélien portant sur une annexion unilatérale de secteurs de la Cisjordanie.

Jeudi, des sources israéliennes ont confirmé que l’AP mettait un terme à la coopération sécuritaire après l’annonce par le président de l’AP, Mahmoud Abbas, qui a indiqué qu’il n’était plus tenu par les accords conclus avec Israël en raison de ces projets d’annexion.

Malgré la promesse faite par l’AP, le site Ynet a cité, vendredi, des officiels israéliens qui auraient dit que des Palestiniens leur auraient déclaré qu’ils n’étaient pas prêts à tout abandonner et qu’ils n’autoriseraient pas une reprise des incidents violents.

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