Cisjordanie: Pompeo refuse de dire si les USA valident la souveraineté d’Israël
Rechercher

Cisjordanie: Pompeo refuse de dire si les USA valident la souveraineté d’Israël

Prié par le sénateur Van Hollen de dire si l'administration Trump s'oppose à une "annexion unilatérale", le secrétaire d'Etat appelle à attendre les dispositions du "plan de paix"

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo salue le public lors de son discours à la conférence de 2019 de l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), au Washington Convention Center, à Washington, le lundi 25 mars 2019. (AP Photo/Jose Luis Magana)
Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo salue le public lors de son discours à la conférence de 2019 de l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), au Washington Convention Center, à Washington, le lundi 25 mars 2019. (AP Photo/Jose Luis Magana)

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a refusé mardi de dire si les Etats-Unis s’opposeraient à une éventuelle annexion des implantations de Cisjordanie par Israël, promise par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Avant les élections législatives de ce mardi, le chef du gouvernement sortant, qui semble être sorti vainqueur du scrutin selon des projections, a dit vouloir appliquer la souveraineté israélienne sur les implantations israéliennes en Cisjordanie.

Prié de dire, par le sénateur démocrate Chris Van Hollen, si l’administration de Donald Trump s’opposerait à une « annexion unilatérale de tout ou partie de la Cisjordanie par Israël », Mike Pompeo a refusé de répondre lors d’une audition parlementaire.

« Vous verrez notre proposition », s’est-il borné à dire à plusieurs reprises au sujet du « plan de paix » préparé depuis près de deux ans dans le plus grand secret par une petite équipe mise en place à la Maison Blanche par le président Trump, dirigée par son conseiller et gendre Jared Kushner.

Ce plan sera dévoilé « dans pas longtemps », a poursuivi M. Pompeo, sans plus de précisions.

Le secrétaire d’Etat a également refusé de réaffirmer le soutien américain à une solution à deux Etats, défendue par les précédentes administrations des Etats-Unis mais que l’actuel gouvernement républicain n’a jamais clairement fait sienne.

« In fine, les Israéliens et les Palestiniens décideront comment résoudre cela », a-t-il déclaré. « Nous espérons avoir certaines idées qui sont différentes, uniques, qui permettront aux Israéliens et aux Palestiniens de parvenir à une résolution du conflit. »

Le plan américain, a poursuivi le secrétaire d’Etat, visera « à résoudre un problème qui dure depuis des décennies et des décennies, que les précédentes administrations (américaines) n’ont pas pu résoudre ».

Le candidat démocrate au Sénat Chris Van Hollen (Maryland), le soir de sa victoire aux primaires à Bethesda, le 26 avril 2016. (Crédit AP Photo/Patrick Semansky)

Une annexion de tout ou partie de la Cisjordanie par Israël « saperait tout effort pour une solution pacifique à deux Etats », lui a répondu le sénateur Van Hollen.

L’administration Trump a déjà pris des décisions spectaculaires en rupture avec le consensus international et avec la tradition diplomatique américaine, en reconnaissant unilatéralement, sans attendre de dévoiler son plan de paix, Jérusalem comme capitale d’Israël et l’annexion du Golan syrien par l’Etat hébreu.

Depuis l’annonce sur Jérusalem, les dirigeants palestiniens refusent tout contact avec Washington.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...