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Climat : Des ONG du monde entier menacent de traîner leurs gouvernements en justice

Elles demandent aux gouvernements d'agir de manière plus décisive pour limiter le réchauffement climatique et pour en atténuer les effets catastrophiques

Ed Miliband, ministre fantôme du changement climatique et du Net Zero du Parti travailliste britannique, prononçant un discours lors de la deuxième journée de la conférence annuelle du Parti travailliste à Liverpool, dans le nord-est de l'Angleterre, le 26 septembre 2022. (Crédit : Oli Scarff/AFP)
Ed Miliband, ministre fantôme du changement climatique et du Net Zero du Parti travailliste britannique, prononçant un discours lors de la deuxième journée de la conférence annuelle du Parti travailliste à Liverpool, dans le nord-est de l'Angleterre, le 26 septembre 2022. (Crédit : Oli Scarff/AFP)

Des ONG du monde entier pressent leurs gouvernements de « changer de cap » en faveur du climat lors de la prochaine COP27, faute de quoi elles menacent de les poursuivre en justice, comme indiqué dans une lettre publiée mardi.

« Si vous continuez à nous laisser tomber, nous nous tournerons vers les tribunaux pour demander des comptes », ont prévenu plus d’une vingtaine d’associations, dont Notre Affaire à Tous, en France.

Les ONG signataires proviennent d’Afrique, d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud, d’Asie, d’Australie et d’Europe.

Le roi Charles, prince de Galles de Grande-Bretagne à l’époque, prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique COP26 à Glasgow, en Écosse, le 1er novembre 2021. (Crédit : Paul Ellis/AFP/Dossier)

Elles demandent aux gouvernements d’agir de manière plus décisive pour limiter le réchauffement climatique et pour en atténuer les effets catastrophiques.

« La COP27 est l’occasion pour vous de changer de cap : de minimiser l’ampleur des souffrances et des violations des droits humains causées par votre incapacité à faire face à la crise, et de respecter vos obligations légales en vertu du droit national et international », plaident les ONG, avant le grand rendez-vous international du climat sous l’égide de l’ONU, qui se tiendra en novembre en Égypte.

Parmi les signataires, Notre Affaire à Tous a déjà fait condamner l’État français, un tribunal l’ayant tenu pour « responsable » de manquements à ses engagements et du « préjudice écologique » qui en a découlé.

La fondation néerlandaise Urgenda a de son côté obtenu de la Cour suprême des Pays-Bas en 2019 qu’elle ordonne à l’État de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25 % d’ici fin 2020.

Le nombre de contentieux climatiques dans le monde est en forte hausse ces dernières années. La base de donnée de la Columbia Law School a répertorié plus de 2 000 affaires à travers le monde, dont une majorité aux États-Unis.

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