Confinement à Lod et Ashdod ; 1 013 cas enregistrés mercredi
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Confinement à Lod et Ashdod ; 1 013 cas enregistrés mercredi

Le bilan s'élève à 324 morts ; les ministres discuteront de la limitation à 50 personnes dans les restaurants et les salles de réception, entre autres restrictions envisagées

Une femme israélienne portant un masque marche sur la plage de la ville côtière d'Ashdod, dans le sud du pays, le 12 juin 2020 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Une femme israélienne portant un masque marche sur la plage de la ville côtière d'Ashdod, dans le sud du pays, le 12 juin 2020 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le ministère de la Santé a annoncé jeudi matin 905 nouvelles infections de coronavirus au cours des dernières 24 heures et deux décès supplémentaires depuis mercredi soir, portant le bilan national de la pandémie à 324.

Le ministère a fait état jeudi de 26 452 cas depuis le début de la pandémie, dont 8 647 actifs ; 17 481 personnes se sont rétablies. Cela marque une augmentation de plus de 6 000 nouveaux cas de COVID-19 durant le mois de juin.

L’annonce survient alors que le gouvernement a approuvé de nouvelles mises en quarantaine de quartiers dans les villes centrales de Lod et Ashdod, devenues ces derniers jours des foyers épidémiques. Les confinements dans les quartiers de Gimel, Zayin et Heth à Ashdod et dans les quartiers de Rakevet, Snir et Neveh Shalom à Lod sont entrés en vigueur ce jeudi à 8 heures et dureront sept jours.

La circulation à l’entrée et à la sortie de ces quartiers sera limitée, tout comme l’ouverture des commerces au sein de ces quartiers. Le ministère de la Santé doit publier des directives précises pour chaque zone.

Parmi les cas diagnostiqués ces trois derniers jours, 273 se trouvaient à Jérusalem, 121 à Tel Aviv-Jaffa, 144 à Ashdod et 126 à Bnei Brak.

Mercredi également, la Knesset a rétabli le programme de surveillance de l’agence Shin Bet pour suivre les porteurs de virus, qui sera en vigueur pendant les trois prochaines semaines, à mesure qu’un projet de loi plus complet sera élaboré.

Entre-temps, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Benny Gantz ont convenu de réunir jeudi le cabinet dit du coronavirus pour discuter d’un renforcement des restrictions concernant les rassemblements publics, le nombre d’infections quotidiennes ayant atteint un niveau record.

Selon le site Ynet, les ministres pourraient voter pour limiter à 50 personnes la fréquentation dans les salles de réunion, les bars et les restaurants.

M. Netanyahu a averti les ministres que « les chiffres augmentent et que rien ne les arrêtera si nous n’agissons pas immédiatement par des mesures significatives ».

Des Israéliens devant une pharmacie dans la ville de Lod, dans le centre du pays, le 12 avril 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Les ministres ont été informés qu’une forte augmentation des cas graves avait été constatée sur ces quatre derniers jours. Lors de cette dernière vague d’infections, davantage de jeunes ont attrapé le virus, ce qui a conduit à des cas moins graves, mais cette tendance évolue désormais pour inclure également des personnes plus âgées et plus vulnérables.

M. Netanyahu a également appelé à une application plus stricte des restrictions en matière de distanciation sociale et d’hygiène dans les salles de réception, suggérant même d’envoyer des policiers en civil lors des mariages pour s’assurer que les participants respectent les règles.

Mercredi soir, Israël a enregistré son plus grand nombre de cas en une seule journée depuis le début de la pandémie, avec 1 013 cas diagnostiqués en 24 heures.

58 personnes se trouvent dans un état grave, dont 24 sous respirateur, tandis que 71 autres sont dans un état modéré. Les autres présentent des symptômes légers ou aucun.

Le ministère a indiqué que 20 798 tests ont été effectués mercredi, dont 4,6 % ont donné un résultat positif. Il y a une semaine, seuls 2,7 % des tests étaient revenus positifs. Avant la levée des mesures de confinement il y a plusieurs semaines, ce chiffre était inférieur à 1 %.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) en visite à l’Institut israélien de recherche biologique le 7 juin, avec le ministre de la Santé Yuli Edelstein (à gauche) et le ministre de la Défense Benny Gantz (à droite). (Crédit : Amos Ben-Gershom/Bureau de presse du gouvernement israélien)

Les fonctionnaires du ministère de la Santé auraient fait pression pour imposer un confinement strict dans des dizaines de villes, dans un effort spectaculaire pour contenir l’épidémie. Le ministre de la santé Yuli Edelstein a averti qu’il s’agirait du « début d’une deuxième vague ».

Mardi, les ministres ont imposé de nouvelles restrictions sur les rassemblements publics afin d’endiguer l’augmentation du taux d’infection. Les principales restrictions, approuvées lundi dernier par le « cabinet du coronavirus », s’appliquent aux manifestations et aux lieux de rassemblement public, qui ont connu une reprise, avec l’organisation de mariages, de bar mitsvah et de manifestations culturelles longtemps retardés.

Un rapport du Centre d’information et de connaissance de la campagne nationale Corona publié mercredi a montré que le taux d’infection dans la communauté ultra-orthodoxe était deux fois plus élevé que dans le reste de la population, ont rapporté les médias.

Lors de la première vague de l’épidémie, la communauté ultra-orthodoxe a été durement touchée par ce qui a été perçu par beaucoup comme un laxisme à l’égard des ordres de confinement, qui a fait que toute la population s’est vue dire de rester chez elle, ne s’aventurant dehors qu’en cas de grande nécessité. Bnei Brak a connu le taux d’infection le plus élevé du pays, ce qui a entraîné le confinement de toute la ville.

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