Conscription des ultra-orthodoxes: Un officier aurait fait l’objet de pressions
Rechercher

Conscription des ultra-orthodoxes: Un officier aurait fait l’objet de pressions

L'officier anonyme a affirmé que les Ressources humaines avaient été sous pression pour répondre aux objectifs de conscription et "pour truquer les chiffres"

Archives. Des soldats israéliens de la brigade Nahal Haredi étudient à la base militaire Peles (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)
Archives. Des soldats israéliens de la brigade Nahal Haredi étudient à la base militaire Peles (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

Mercredi, un officier du Département des Ressources humaines de Tsahal a dit à la Treizième chaîne d’information avoir subi des pressions de la part de haut-gradés pour gonfler les chiffres annuels du nombre de recrues ultra-orthodoxes.

L’officier anonyme, qui n’est pas un haut-gradé, a affirmé que le Département des Ressources humaines avait été sous pression depuis des années pour répondre aux objectifs de conscription et « pour truquer les chiffres ».

Ils ont qualifié cela « d’art de présenter les chiffres », a ajouté l’officier.

Mercredi, Tsahal a annoncé qu’il lançait une enquête sur la sur-évaluation des chiffres de soldats ultra-orthodoxes conscrits, après la diffusion d’un reportage de la chaîne publique Kan.

Selon le reportage, Tsahal a publié, pendant plusieurs années, de faux chiffres sur le nombre d’hommes ultra-orthodoxes ayant rejoint l’armée. Tsahal aurait parfois doublé ou triplé les véritables chiffres, pour donner le sentiment qu’ils étaient plus proches des quotas fixés par la loi que dans la réalité.

File photo of soldiers from Nahal Haredi, an ultra-Orthodox battalion in the IDF (photo credit: Abir Sultan/Flash90)
Des soldats de la brigade Nahal haredi, un bataillon ultra-orthodoxe de l’armée de l’air israélienne. Illustration. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)

Dans un communiqué, l’armée israélienne a démenti catégoriquement les accusations selon lesquelles les chiffres fictifs s’inscrivaient dans un plan organisé pour tromper les élus ou le public. Selon Tsahal, ce problème est le résultat de méthodes confuses utilisées pour déterminer qui est considéré comme ultra-orthodoxe.

Mercredi, le général Moti Almoz, responsable des Ressources humaines, a déclaré à la Treizième chaîne que des officiels ont découvert il y a plusieurs semaines que « quelque chose clochait avec les chiffres ».

Almoz a démenti l’idée que les chiffres gonflés étaient dus à des « intentions malveillantes », déclarant que cela était probablement du à un « excès de zèle ».

L’armée a déclaré que le chef d’État-major Aviv Kochavi avait chargé le général Roni Numa de mener une enquête sur le sujet. Numa, qui a récemment pris sa retraite, doit établir le nombre exact d’ultra-orthodoxes conscrits entre 2011 et 2018.

L’armée a dit que les faux chiffres ont été découverts lors d’un audit interne réalisé il y a quelques semaines. L’information a immédiatement été portée à l’attention de Kohavi, même s’il n’a donné l’ordre à Numa de mener une enquête qu’il y a quelques jours.

Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi prend la parole lors d’une cérémonie en l’honneur de réservistes exceptionnels de l’armée israélienne à la résidence du président à Jérusalem, le 1er juillet 2019. (Hadas Parush/Flash90)

« Affirmer que les chiffres sur la conscription des ultra-orthodoxes ont été trafiqués est incorrect », a fait savoir Tsahal.

« Une enquête initiale a indiqué qu’il y avait des différences dans le processus de comptage, mais la source de cette différence ne provenait en aucune manière d’une tentative de l’armée de fournir sciemment des chiffres erronés ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...