Consultation sécuritaire d’urgence après une attaque massive au mortier
Rechercher

Consultation sécuritaire d’urgence après une attaque massive au mortier

Les députés recommandent vivement une réponse dure aux tirs de barrage dirigés vers les communautés frontalières, avec notamment un obus qui a atterri près d'un jardin d'enfants

Les membres du Jihad islamique montent la garde aux abords des funérailles d'un milicien du groupe, Hussein al-Amour, à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 27 mai 2018. Al-Amoura été tué durant une frappe israélienne (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Les membres du Jihad islamique montent la garde aux abords des funérailles d'un milicien du groupe, Hussein al-Amour, à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 27 mai 2018. Al-Amoura été tué durant une frappe israélienne (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devrait mener des consultations sécuritaires en urgence mardi après que des Palestiniens, à Gaza, ont tiré plus de 25 obus de mortiers sur des communautés du sud d’Israël, dont une a atterri juste à côté d’un jardin d’enfants moins d’une heure avant l’ouverture de l’établissement.

Pour sa part, le ministre de la Défense Avigdor Liberman a réclamé une « évaluation spéciale de la situation » au chef d’Etat-major Gadi Eizenkot et autres hautes personnalités issues des services de sécurité du pays. Ils devraient se réunir au siège de l’armée de Tel Aviv, connu sous le nom de Kirya, a indiqué le bureau de Liberman.

Les attaques, qui ont fait retentir les sirènes à trois occasions dans les régions de Shaar Hanegev et d’Eshkol et qui ont fait un blessé léger, auraient été ourdies par le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, appuyé par l’Iran, en représailles contre l’armée israélienne qui a tué trois membres de son organisation lors d’un affrontement transfrontalier au début de la semaine.

Les tirs d’obus se sont avérés être la plus grande attaque depuis la bande de Gaza depuis la guerre de 2014, connue en Israël sous le nom d’Opération Bordure protectrice.

Le système de défense antimissile Dôme en fer a intercepté la majorité des obus.

Tirs d’obus de mortier depuis Gaza sur le sud d’Israël, 29 mai 2018 (Twitter)

« Aucun pays n’accepterait – ou ne doit accepter – de telles menaces envers la population civile. Et nous ne l’acceptons pas », a déclaré un porte-parole du ministère des affaires étrangères.

« Le tir de roquettes qui a émané ce matin de Gaza, l’un d’eux s’échouant dans la cour d’un jardin d’enfants (!), démontre le grave danger que le Hamas représente pour les civils israéliens ».

Il a ainsi rappelé la politique mise en oeuvre par le gouvernement qui est d’attribuer la responsabilité de toutes les attaques perpétrées à partir de l’enclave côtière assiégée aux dirigeants du Hamas.

Les députés, de tous bords politiques confondus, ont demandé un passage à l’action contre le groupe, qui est également soutenu par l’Iran et est engagé à faire disparaître l’Etat juif.

Le président de la Knesset, Yuli Edelstein (Likud), a déclaré que « les tirs de mortiers en direction d’un jardin d’enfants sont la ligne rouge la plus grave ».

Le président travailliste Avi Gabbay dirige une réunion de faction à la Knesset le 1er janvier 2018. (Miriam Alster / Flash90)

Le leader de l’Union sioniste d’opposition, Avi Gabbay, a expliqué que c’était le devoir d’Israël envers les communautés du sud du pays de « répondre aux tirs et aux dégâts sur la frontière avec Gaza et à faire tout ce qui est nécessaire pour éviter la prochaine attaque ».

Yair Lapid (Yesh Atid) a indiqué qu’il souhaitait entendre des « condamnations claires » de la part de la communauté internationale.

L’ancien leader du parti travailliste Amir Peretz, qui habite sur la zone frontalière avec Gaza, a déclaré que cette agression montrait une escalade de la violence. « L’armée israélienne doit réagir très sévèrement, plus qu’auparavant. Il importe peu qu’il s’agisse du Jihad islamique ou du Hamas. C’est le Hamas qui gouverne l’enclave et il doit en payer le prix ».

Le député Motti Yogev lors d’une réunion de la commission de la Défense et des Affaires étrangères à la Knesset, le 14 juin 2016 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Moti Yogev, de la formation HaBayit HaYehudi de droite, a demandé l’assassinat des leaders du groupe terroriste et leur remplacement par un régime qui coopérera « pour aider la population de Gaza à vivre ».

Le président Reuven Rivlin, pour sa part, a téléphoné au jardin d’enfants qui a failli d’être touché par un obus et il a déclaré que son épouse Nechama et lui-même attendaient de rencontrer la direction à la résidence présidentielle.

Le dirigeant de la région d’Eshkol a déclaré à la Dixième chaîne que l’armée lui a fait savoir que l’attaque avait été menée par le groupe terroriste palestinien du Jihad islamique, en représailles contre l’armée israélienne qui a tué trois de ses membres au cours d’un échange transfrontalier plus tôt dans la semaine.

Dans un communiqué, le Jihad islamique palestinien a qualifié son attaque de « réponse bienvenue de la résistance« , ajoutant que « le sang de notre population coûte cher ».

Cette agression est également survenue moins de 12 heures après que des Palestiniens de la bande de Gaza ont ouvert le feu avec une mitrailleuse sur la ville de Sdérot, dans le sud d’Israël, causant des dégâts mais aucun blessé dans la seconde attaque de ce type en deux semaines, a fait savoir l’armée.

Les membres du Jihad islamique montent la garde aux abords des funérailles d’un milicien du groupe, Hussein al-Amour, à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 27 mai 2018. Al-Amoura été tué durant une frappe israélienne (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Les militaires ont riposté en frappant un certain nombre de positions appartenant à des groupes terroristes dans la bande de Gaza, ont fait savoir les médias palestiniens.

L’armée n’a pas confirmé immédiatement avoir mené des frappes en représailles. Des raids supplémentaires devraient avoir lieu conformément aux politiques israéliennes concernant les attaques venant de Gaza.

En termes de politique, l’armée israélienne considère le Hamas, qui dirige Gaza, comme responsable de toute attaque émanant de l’enclave côtière assiégée.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...