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COVID-19 : Les soldats israéliens à nouveau divisés en « capsules »

L'armée annonce que le nombre de cas de coronavirus a été multiplié par 4 depuis la semaine dernière ; la quarantaine pourrait devenir plus courte pour éviter le manque de soldats

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Soldats de la brigade Golani portant des masques faciaux, le 12 mai 2020. (Yossi Aloni/Flash90)
Soldats de la brigade Golani portant des masques faciaux, le 12 mai 2020. (Yossi Aloni/Flash90)

L’armée israélienne a divisé, une fois encore, les soldats en « capsules » alors que le nombre de cas de coronavirus a grimpé en flèche chez les militaires, a indiqué Tsahal dimanche.

Du 30 décembre au 6 janvier, le nombre de porteurs confirmés de la COVID-19 au sein de l’armée a été plus que multiplié par quatre, en passant de 391 à 1 778. Jeudi, le jour où Tsahal a fait part de ces statistiques, presque 4 000 soldats, officiers et employés civils avaient dû se placer en quarantaine après un contact avec une personne infectée.

Au vu de cette hausse soudaine des cas de coronavirus, les militaires ont mis en place un certain nombre de nouvelles restrictions pour éviter une plus grande épidémie encore dans ses rangs.

Dès vendredi dernier, l’armée est revenue à un système de « capsules » qui avait été utilisé lors des vagues précédentes – qui est conçu pour garantir qu’un ensemble de soldats pourra continuer à aller sur le terrain, même si l’un d’entre eux contracte le coronavirus. Ainsi, les unités ont été divisées en groupes distincts qui, en théorie, ne sont pas en contact physique, pour éviter qu’un militaire contaminé ne propage la maladie à l’unité toute entière.

Cette restriction a été mise en vigueur au sein des compagnies pour les troupes terrestres, sur les navires de la marine, dans les départements des renseignements militaires et dans les escadrons des forces aériennes, a noté Tsahal.

L’armée réfléchirait aussi à raccourcir le délai de quarantaine pour les soldats testés positifs au coronavirus, inquiets que le variant Omicron ne se propage si rapidement qu’il n’y ait plus aucune unité, au sein de l’armée, qui parvienne à échapper à la pandémie d’ici quelques semaines.

Selon le quotidien Maariv, qui a révélé l’existence de cette proposition sur la mise à l’isolement, les soldats testés positifs à la COVID-19 et ne présentant aucun symptôme pourront revenir après simplement quelques jours de quarantaine – la politique actuellement mise en place au sein de Tsahal prévoit dix jours de mise à l’isolement dans la majorité des cas.

Cette initiative devra être approuvée par le ministère de la Santé qui n’a pas encore donné son feu vert.

Selon Maariv, l’armée réfléchit également à offrir une quatrième dose de vaccin à tous les soldats pour tenter de prévenir des formes graves de la maladie dans ses personnels.

En même temps, et dans le but de réduire la pression sur les centres de dépistage civils, l’armée a aussi annoncé qu’elle commencerait à proposer des dépistages au coronavirus dans les dispensaires militaires et qu’elle offrirait des tests antigéniques gratuits et rapides sur les sites du Magen David Adom.

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