COVID : Les seniors israéliens affluent pour se faire administrer leur rappel
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COVID : Les seniors israéliens affluent pour se faire administrer leur rappel

Le pays est le premier dans le monde à administrer une 3e dose ; le Premier ministre, qui veut vacciner tous les Israéliens éligibles d'ici la fin du mois, prône la vitesse

Rachel Gershon, 83 ans, reçoit une troisième dose de vaccin Pfizer-BioNTech administrée par un bénévole du Magen David Adom dans une maison de retraite de Netanya, le 1er août 2021. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)
Rachel Gershon, 83 ans, reçoit une troisième dose de vaccin Pfizer-BioNTech administrée par un bénévole du Magen David Adom dans une maison de retraite de Netanya, le 1er août 2021. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)

La demande d’une troisième dose de vaccin est élevée, ont fait savoir dimanche les caisses d’assurance-maladie israéliennes au premier jour de la campagne officielle d’administration d’une injection de rappel contre la COVID-19 pour les personnes âgées de 60 ans et plus.

Le Premier ministre Naftali Bennett a, de son côté, vivement recommandé aux caisses d’assurance-santé d’administrer la dose – qui a été mise à disposition du public éligible ayant reçu sa seconde dose il y a plus de cinq mois – au plus vite.

« La situation est bonne mais nous devons accélérer le rythme », a dit Bennett aux dirigeants de la Maccabi, de la Meuhedet, de la Leumit et de la Clalit, dimanche soir. « Le rythme quotidien doit être cinq fois plus rapide que ce qu’il est actuellement… Notre objectif est de vacciner toutes les personnes intéressées d’ici la fin du mois. C’est ambitieux, mais c’est possible. »

Les responsables des caisses ont fait savoir à Bennett que la demande d’injection de rappel était forte – au point que certaines lignes téléphoniques sont tombées en panne face à l’afflux des appels réclamant un rendez-vous.

Le bureau du Premier ministre a déclaré que, conformément à un accord conclu avec Benny Gantz, le ministre de la Défense, les militaires aideraient les caisses dans leur campagne de vaccination.

Selon la Clalit, la plus importante caisse d’assurance-maladie du pays, 17 000 Israéliens éligibles ont d’ores et déjà bénéficié d’une troisième dose et 110 000 ont pris rendez-vous pour les prochains jours. La Maccabi a précisé que 11 000 personnes avaient déjà reçu un rappel et que près de 72 000 personnes avaient pris rendez-vous. Du côté de la Leumit, le nombre de rendez-vous est de 15 000.

Un Israélien se fait administrer une piqûre de rappel dans un centre de vaccination de la caisse Maccabi, le 1er août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« La réponse à cette campagne est étonnante et les gens viennent », a expliqué au site d’information Ynet le directeur-général de la Leumit, Haim Fernandes. « Je présume que, dans les jours à venir, le rythme va être très impressionnant et notre objectif est d’obtenir un taux de vaccination très élevé pendant ce mois d’août pour protéger les populations les plus à risque. »

Les responsables du ministère de la Santé ont indiqué à la station de radio Kan qu’afin de garantir que l’administration de cette troisième dose permettra de stopper le taux croissant de cas graves, au moins un million d’Israéliens devront se la faire injecter. Les effets de ce rappel seront visibles après plusieurs semaines, ont estimé les officiels.

L’initiative prise par le ministère de la Santé d’administrer le rappel à un pan important de la population – l’État juif est le premier à le faire dans le monde entier – a été décidée après que des données ont montré une baisse de l’efficacité du vaccin après six mois. Les données diffusées par le ministère ont suggéré que les personnes vaccinées au mois de janvier semblaient n’afficher qu’une protection à 16 % contre l’infection aujourd’hui tandis que chez les Israéliens vaccinés au mois d’avril, cette protection était encore de 75 %. Certains ont mis en doute la véracité des données mais une grande partie des experts conviennent de l’absence totale de risque d’une injection de rappel, même si elle ne devait pas, à terme, renforcer la protection contre la maladie.

Alors que l’année scolaire débutera dans six semaines, les responsables du gouvernement travaillent encore sur un cadre qui permettrait aux classes d’accueillir le plus normalement possible les élèves malgré le nombre de cas en hausse. Selon la Treizième chaîne, les responsables de l’hôpital Sheba, à Ramat Gan, ont présenté un plan au Premier ministre Naftali Bennett visant à minimiser les éventuelles interruptions des cours.

La proposition stipule que tout élève cas contact devra être dépisté et que ceux dont le résultat de test sera positif devront se mettre en quatorzaine. Les élèves dont le résultat de test est négatif pourront se rendre dans leurs établissements scolaires et devront faire un test quotidien pendant sept jours.

Dimanche soir, il y avait 18 368 cas actifs de coronavirus en Israël et 367 personnes étaient hospitalisées, dont 206 dans un état grave. Vendredi, 2 437 Israéliens avaient été testés positifs à la COVID-19 – un chiffre sans précédent depuis le début du mois de mars.

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