COVID : Plus de 2 000 nouveaux cas quotidiens, un record depuis le mois de mars
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COVID : Plus de 2 000 nouveaux cas quotidiens, un record depuis le mois de mars

17 personnes de plus se trouvent dans un état grave depuis lundi soir ; le ministre de la Santé met en garde contre "l'indifférence" face à la hausse rapide des chiffres

Des personnels médicaux effectuent des tests de dépistage à la COVID-19 à Jérusalem, le 22 juillet 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Des personnels médicaux effectuent des tests de dépistage à la COVID-19 à Jérusalem, le 22 juillet 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le nombre de cas quotidiens de COVID-19 a atteint un nouveau pic alors que les données transmises mardi matin par le ministère de la Santé indiquent que 2 212 nouveaux cas de coronavirus ont été confirmés lundi – des chiffres qui n’avaient plus été connus depuis la mi-mars.

138 personnes se trouvaient dans un état grave, mardi matin – soit 17 de plus par rapport à la veille.

Le ministère de la Santé a précisé que le nombre de cas actifs était de 13 147. Le bilan des décès consécutifs à une forme grave de coronavirus reste stable, avec 6 461 morts.

Le taux de positivité des tests a dépassé dimanche les 2 % pour la première fois depuis le mois de mars et il est resté supérieur à ce niveau, lundi. 2,3 % des tests ont débouché sur un résultat positif, sur 92 707 échantillons prélevés.

La station de radio Kan a déclaré que 203 des cas détectés lundi concernaient des individus revenus de l’étranger au cours des dix jours précédents. Selon les chiffres cités par la Douzième chaîne, environ 2 000 voyageurs infectés sont entrés sur le territoire ce mois-ci.

Toutefois, une seule localité est classée comme « rouge » – une catégorisation qui concerne les municipalités présentant un fort niveau d’infection. Il s’agit de Kiryat Malachi, une ville du sud du pays.

Des Israéliens se promènent dans le marché Carmel de Tel Aviv, le 26 juillet 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz, lors d’une visite effectuée mardi au sein de l’hôpital Rabin à Petah Tikva, dans le centre du pays, a indiqué qu’il fallait agir face à la hausse abrupte et rapide des chiffres.

« Nous assistons à une augmentation rapide des infections et nous avons pris des initiatives », a dit Horowitz. « Malheureusement, ces chiffres devraient continuer à grimper et nous ne pouvons pas nous permettre d’y rester indifférents. »

Horowitz a aussi évoqué la possibilité de l’administration prochaine d’une troisième dose de vaccin aux Israéliens en affirmant qu’il y avait suffisamment de flacons pour ce faire si cela s’avérait nécessaire.

« Nous sommes en contact avec les autorités de régulation concernant la possibilité d’administrer une troisième dose. Si et quand nous déciderons de le faire, Israël sera prêt, avec un stock de vaccins suffisant pour tous », a poursuivi Horowitz.

Mardi, 5 767 009 personnes en Israël avaient reçu une première dose de vaccin et 5 321 379 en ont bénéficié des deux.

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz pendant une visite à l’hôpital Beilinson, le 27 juillet 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Pfizer a demandé à la FDA l’autorisation d’administrer une troisième dose de son produit – même si les régulateurs américains et certains responsables de la Santé ont expliqué qu’il n’y avait encore actuellement aucune preuve de la nécessité absolue d’un rappel. L’État juif offre actuellement une troisième dose uniquement aux Israéliens immunodéprimés.

La professeure Gili Regev-Yochay, directrice de l’unité des maladies infectieuses au sein de l’hôpital Sheba, a déclaré au micro de la Radio militaire, mardi, qu’il fallait s’attendre à une augmentation de nouveaux cas mais que la hausse du nombre de malades dans un état grave ou placés sous respirateur serait un indicateur plus significatif.

« Je ne pense pas que qui que ce soit s’attende à ce que les chiffres diminuent et, manifestement, ils vont continuer à augmenter », a déclaré Regev-Yochay. « La question est de savoir si nous devons nous inquiéter du nombre de cas vérifiés ou commencer un décompte différent – celui des cas graves et des malades placés sous respirateur. Il n’y a aucun doute sur le fait qu’actuellement, ce décompte indique une hausse à laquelle nous devons nous attaquer. »

Tandis que le nombre de cas graves de la COVID-19 grimpe, cette augmentation est encore loin du pic épidémique connu pendant la troisième vague, au mois de janvier, où il y avait eu plus de 1 200 cas graves. Durant la seconde vague, pendant l’automne, le nombre de cas graves avait atteint les 850 au mois d’octobre.

Les membres de l’équipe de l’hôpital Hadassah Ein Kerem portent des équipements de sécurité alors qu’ils travaillent dans un service de coronavirus, le 1er février 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Au début du mois, le cabinet dit « du coronavirus » a convenu de considérer le nombre de cas graves comme principal paramètre déterminant l’imposition d’éventuelles nouvelles restrictions pour enrayer l’épidémie. Lors de la réunion du cabinet, dimanche, le Premier ministre Naftali Bennett a promis de continuer à « mettre l’accent sur le maintien des revenus, de l’économie, de l’éducation, et de la liberté des Israéliens » par le biais du port du masque et de la vaccination, écartant la possibilité de réimposer un nouveau confinement.

Les chaînes de télévision israéliennes ont annoncé, lundi soir, que le gouvernement avait relevé le seuil – en termes du nombre de malades graves – qui déterminerait la réimposition de mesures strictes de confinement en raison de la baisse du nombre de patients dont l’état de santé exige la mise en place d’un système de respiration artificielle.

Un reportage diffusé sur la Douzième chaîne a précisé que si les autorités avaient estimé que le nombre maximal de patients que les hôpitaux pouvaient prendre en charge, lors des dernières vagues, avait été de 1 200, ce chiffre ne s’était pas basé sur le nombre de lits disponibles mais sur le besoin en main-d’œuvre pour aider les malades placés sous respirateur.

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