Craignant un assassinat, le Hamas renforce la sécurité de ses chefs — médias
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Craignant un assassinat, le Hamas renforce la sécurité de ses chefs — médias

Le groupe terroriste est inquiet de la possibilité de tentatives d'assassinat à l'encontre d'Ismail Haniyeh et d'autres responsables, selon un quotidien arabe

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le leader du Hamas Ismail Haniyeh lors d'un arrêt sur le site des manifestations à la frontière entre Israël et Gaza, à l'est de Gazy City, le 9 avril 2018 (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)
Le leader du Hamas Ismail Haniyeh lors d'un arrêt sur le site des manifestations à la frontière entre Israël et Gaza, à l'est de Gazy City, le 9 avril 2018 (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

Le groupe terroriste du Hamas a renforcé la sécurité autour de ses hautes personnalités dans la bande de Gaza, craignant des tentatives d’assassinat de la part de groupes rivaux au sein de l’enclave palestinienne.

La sécurité autour du chef du Hamas Ismail Haniyeh et d’autres a été renforcée après que des informations ont indiqué que des tentatives d’assassinat à leur encontre pourraient avoir lieu, a fait savoir dimanche le quotidien pan-arabe Asharq Al-Awsat.

Ces derniers mois, des tentatives d’assassinat ont visé le Premier ministre de l’Autorité palestinienne en déplacement au sein de l’enclave Rami Hamdallah et le chef des opérations sécuritaires du Hamas Tawfik Abu Naim.

Une attaque avait ciblé, le 13 mars, le convoi dans lequel circulaient Hamdallah et le chef des renseignement de l’AP, Majed Faraj. Les deux hommes étaient sortis indemnes de l’explosion et 10 agents de sécurité et du personnel, qui se trouvaient dans des véhicules non-blindés, avaient été légèrement blessés.

Un véhicule endommagé par l’explosion qui s’est produite près du convoi du Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, a été aperçu à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, le 13 mars 2018 (Crédit : AFP / Mohammed Abed)

Le Hamas avait ultérieurement clamé que l’AP avait orchestré cette tentative pour mettre un terme aux efforts de réconciliation entrepris entre les deux groupes, profondément divisés depuis que le Hamas a pris le contrôle de Gaza qui se trouvait entre les mains de l’AP de Ramallah en 2007, lors d’un coup d’état violent. L’AP, pour sa part, a attribué l’initiative d’assassinat manquée au groupe terroriste de l’enclave côtière.

Le Hamas a également accusé l’AP d’avoir essayé d’attenter à la vie du chef de la sécurité du groupe, Abu Naim, au mois d’octobre.

Le Hamas maintient avoir tué le principal suspect de la tentative d’assassinat de Hamdallah, Anas Abu Khoussa, une semaine après l’attaque, ainsi que l’un de ses aides. Deux agents de police du Hamas ont été tués lors de cet échange de tirs, a-t-il déclaré.

L’Autorité palestinienne a, pour sa part, écarté les affirmations du Hamas, disant que le récit du meurtre du principal suspect était « peu convaincant ».

Ces épisodes ont contribué à dénouer davantage les liens entre les groupes palestiniens.

Plusieurs tentatives de réconciliation entre le Hamas et l’AP, dominée par le parti du Fatah, ont échoué.

Le Hamas a récemment organisé plusieurs semaines de manifestations, le vendredi, le long de la frontière entre l’Etat juif et Gaza qui ont entraîné des affrontements meurtriers avec les forces israéliennes.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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