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Crise des opiacés: Teva annonce un accord de principe à plus de 4 Mds de dollars

A l'origine de plus de 500 000 morts par overdose en 20 ans aux Etats-Unis, cette catastrophe sanitaire a donné lieu à une myriade de procédures lancées par des collectivités

Les bureaux de la société pharmaceutique israélienne Teva Pharmaceuticals, à Jérusalem, en octobre 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Les bureaux de la société pharmaceutique israélienne Teva Pharmaceuticals, à Jérusalem, en octobre 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le fabricant israélien de médicaments génériques Teva a annoncé mardi avoir trouvé un accord de principe pour payer plus de quatre milliards de dollars aux Etats-Unis afin de solder des poursuites sur son rôle dans la crise des opiacés.

A l’origine de plus de 500 000 morts par overdose en 20 ans aux Etats-Unis, cette catastrophe sanitaire a donné lieu à une myriade de procédures lancées par des collectivités. Plusieurs entreprises ont déjà accepté de payer pour y mettre un terme.

« Teva est parvenu à un accord de principe » avec des représentants d’Etats, de tribus amérindiennes et d’autres plaignants « sur les clauses financières d’un accord à portée nationale sur les opiacés », a annoncé le groupe mardi à l’occasion de la publication de ses résultats du second trimestre.

« Teva paiera jusqu’à 4,25 milliards de dollars (…) ainsi qu’environ 100 millions de dollars pour les tribus, étalé sur 13 ans », ajoute dans un communiqué l’entreprise basée en Israël.

Ce chiffrage inclut le financement, jusqu’à 1,2 milliard de dollars, de distributions d’un médicament contre les overdoses.

L’accord ne prévoit pas de reconnaissance de faute de la part du groupe pharmaceutique.

Teva, sous le coup de plusieurs poursuites, a déjà conclu des accords avec certains Etats américains.

Teva était l’un des principaux fabricants de médicaments opiacés génériques.

De nombreuses entreprises ont annoncé payer des centaines de millions de dollars pour mettre fin à des actions en justice concernant leur rôle dans la crise des opiacés.

Johnson & Johnson, Purdue et d’autres laboratoires et distributeurs pharmaceutiques sont accusés d’avoir encouragé les médecins à sur-prescrire ces médicaments alors même qu’ils savaient qu’ils généraient de graves dépendances.

90.000 personnes sont mortes de surdoses de drogues en 2020, dont les trois-quarts impliquaient des opiacés. Le ministère américain de la Santé estime que cette crise a été responsable de quatre années de baisse de l’espérance de vie en 2014, 2015, 2016 et 2017.

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