Israël en guerre - Jour 257

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Damas attribue à Israël des frappes aériennes sur les aéroports de Damas et d’Alep

Selon les médias syriens, les pistes d'atterrissage ont été touchées, les mettant hors service ; une source militaire accuse Israël d'essayer de détourner l'attention de Gaza

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Illustration : Un bulldozer travaillant sur une piste endommagée de l'aéroport international de Damas, qui, selon la Syrie, a été frappé par une attaque aérienne israélienne, à Damas, en Syrie, le 12 juin 2022. (Crédit : SANA via AP)
Illustration : Un bulldozer travaillant sur une piste endommagée de l'aéroport international de Damas, qui, selon la Syrie, a été frappé par une attaque aérienne israélienne, à Damas, en Syrie, le 12 juin 2022. (Crédit : SANA via AP)

Les médias d’État syriens ont rapporté que des frappes aériennes israéliennes avaient touché jeudi les aéroports internationaux de la capitale Damas et de la ville septentrionale d’Alep, endommageant leurs pistes d’atterrissage et les mettant hors service.

L’agence de presse étatique SANA a cité un responsable militaire anonyme qui a déclaré que ces attaques n’avaient fait aucun blessé.

Il s’agirait des premières frappes aériennes israéliennes sur la Syrie depuis que le groupe terroriste palestinien du Hamas a mené, le week-end dernier, une violente attaque dans le sud d’Israël. Israël a riposté par des frappes aériennes intensives sur des cibles du Hamas à Gaza.

Selon une source militaire syrienne citée par les médias d’État, des frappes aériennes « simultanées » ont été menées par « l’ennemi israélien » sur les aéroports de la capitale et de la deuxième ville de Syrie.

« Cette agression est une tentative désespérée de l’ennemi israélien criminel pour détourner l’attention des crimes qu’il commet à Gaza et des pertes considérables qu’il subit aux mains de la résistance [nom que se donnent les groupes terroristes islamistes] palestinienne », a déclaré un responsable militaire syrien à SANA.

Les frappes ont « endommagé les tarmacs des deux aéroports, les mettant hors service ».

Une explosion suite à une frappe israélienne dans la bande de Gaza, à la frontière entre l’Egypte et Rafah, le 10 octobre 2023. (Crédit : Hatem Ali/AP)

L’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire.

Les frappes aériennes ont eu lieu un jour avant que le ministre iranien des Affaires étrangères ne se rende en Syrie pour rencontrer des responsables au sujet de la situation instable dans la région.

Le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir Abdollahian, a entamé jeudi en Irak une tournée régionale qui doit le mener en Syrie et au Liban.

Ces raids surviennent quelques heures après un appel téléphonique du président iranien Ebrahim Raïssi à son homologue syrien Bashar el-Assad qui est son allié.

Raïssi a demandé aux « pays musulmans et arabes » de « se coordonner » pour « stopper les crimes » d’Israël.

Mardi, un certain nombre de mortiers ont été tirés depuis la Syrie sur le plateau du Golan. Tsahal a déclaré que plusieurs des projectiles ont traversé le territoire israélien et ont atterri dans des zones ouvertes, sans causer de dommages.

L’armée israélienne a déclaré qu’elle avait mené des frappes d’artillerie en Syrie en réponse, ciblant l’origine des tirs de mortier.

Tsahal a déclaré que 15 roquettes avaient été tirées depuis le Liban vers la Galilée occidentale, déclenchant des sirènes dans plusieurs villes. Quatre projectiles ont été interceptés par le système de défense anti-missile « Dôme de fer », tandis que les autres ont atterri dans des zones ouvertes, ne causant ni dégâts ni blessures, a indiqué l’armée.

Le Hamas a ensuite revendiqué les tirs de roquettes et le Hezbollah a déclaré avoir mené l’attaque au missile guidé antichar.

Des maisons incendiées au kibboutz Beeri, le 11 octobre 2023. (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)

La guerre a éclaté après le massacre perpétré samedi par 1 500 terroristes du Hamas qui ont franchi la frontière israélienne depuis la bande de Gaza par voie terrestre, aérienne et maritime, et tué environ 1 300 personnes et pris 150 otages de tous âges sous un déluge de milliers de roquettes tirées sur les villes et communautés du sud d’Israël.

La grande majorité des personnes tuées lorsque les hommes armés se sont emparés des communautés frontalières étaient des civils – hommes, femmes et enfants. Des familles entières ont été exécutées dans leurs maisons et, dans certains endroits, les terroristes palestiniens auraient mutilé leurs victimes.

Israël a riposté par des tirs d’artillerie et des frappes aériennes, et les responsables du ministère de la Santé, contrôlé par le Hamas, estiment que plus de 1 100 Palestiniens ont été tués dans ces combats féroces. Israël affirme viser les infrastructures terroristes et toutes les zones où le Hamas opère – ou se cache -, tout en diffusant des avertissements d’évacuation aux civils dans les régions qu’il prévoit d’attaquer.

La semaine dernière, la Syrie a accusé Israël d’avoir effectué une frappe aérienne qui avait touché des cibles militaires, blessant deux soldats.

Illustration : Des missiles volant près de l’aéroport international, à Damas, en Syrie, le 21 janvier 2019. (Crédit : SANA via AP)

Au début de l’année, les aéroports de Damas et d’Alep ont été frappés à plusieurs reprises.

Bien que l’armée israélienne ne commente généralement pas les frappes spécifiques menées en Syrie, elle a admis avoir effectué des centaines de sorties contre des groupes soutenus par l’Iran qui tentaient de prendre pied dans le pays ces dix dernières années.

Des milliers de combattants soutenus par l’Iran et originaires de toute la région ont rejoint la guerre civile syrienne qui dure depuis 12 ans, afin de faire pencher la balance en faveur des forces du dictateur el-Assad.

Tsahal a confirmé attaquer également les cargaisons d’armes qui seraient destinées à ces groupes, au premier rang desquels le Hezbollah libanais. Des frappes aériennes attribuées à Israël ont également visé à plusieurs reprises des systèmes de défense antiaérienne syriens.

Israël a accusé à plusieurs reprises l’armée syrienne d’aider activement le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran, dans la région.

L’équipe du Times of Israel et l’AFP ont contribué à cet article.

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