Dani Dayan fait marche arrière après une déclaration sur les Travaillistes
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Dani Dayan fait marche arrière après une déclaration sur les Travaillistes

Dayan de Tikva Hadasha avait annoncé que le parti ne rejoindrait pas une coalition avec les Travaillistes en raison d'écrits d'une candidate, avant de faire marche arrière

Dani Dayan participe à la Conférence sur la démocratie d'Israël à Tel Aviv, le 17 février 2015. (Crédit : Amir Levy / Flash90)
Dani Dayan participe à la Conférence sur la démocratie d'Israël à Tel Aviv, le 17 février 2015. (Crédit : Amir Levy / Flash90)

Dani Dayan, candidat aux prochaines élections avec le parti de droite Tikva Hadasha, a fait marche arrière jeudi après avoir déclaré que son parti ne rejoindrait pas une coalition avec le Parti travailliste de centre-gauche.

Dayan, ancien consul général à New York et ancien président du conseil de Yesha, groupe de coordination des implantations, avait déclaré dans une interview en anglais pour i24news que, si la candidate Ibtisam Mara’ana, septième sur la liste du parti de gauche après de récentes primaires, entrait à la Knesset, Tikva Hadasha ne servirait pas aux côtés des Travaillistes dans un gouvernement de coalition.

Il est cependant rapidement revenu sur son commentaire, affirmant à la Douzième chaîne : « Je voulais dire que, si les positions de Mara’ana représentent le Parti travailliste, nous ne siégerons pas avec eux – pas que si elle est élue, nous ne siégerons pas avec eux. »

La controverse fait suite à une information rapportant que Ibtisam Mara’ana ignorait la sirène annuelle le jour du souvenir de la Shoah.

En 2012, elle avait écrit sur les réseaux sociaux qu’elle avait continué à conduire alors que la sirène commémorative pour les victimes de la Shoah avait retentit. La majorité des conducteurs en Israël s’arrêtent ce jour-là pendant la sirène et se tiennent à côté de leur véhicule.

La réalisatrice Ibtisam Maraana-Menuhin lors de la projection d’un film documentaire qu’elle a produit, en 2017. (Autorisation)

« Je n’ai pas respecté la sirène, je conduisais alors que tout le pays était presque silencieux. J’ai décidé de continuer, pendant deux merveilleuses minutes avec la sirène. La route était vide, je n’arrêtais pas de penser à ce qui m’intéressait vraiment », avait écrit Mara’ana.

Dans un autre message posté en 2013, Mara’ana avait écrit : « Comment l’Holocauste a-t-il affecté la vie sexuelle des survivants ? »

Merav Michaeli, dirigeante du Parti travailliste, a déclaré jeudi que, bien que les paroles de Mara’ana aient été blessantes pour beaucoup, le traumatisme des survivants méritait d’être étudié.

« Certes, le résumé des écrits d’Ibtisam Mara’ana sonne mal. Cela m’a fait mal de lire ces choses, mais la question de l’impact de l’Holocauste et du traumatisme des survivants mérite d’être débattue et fait l’objet de recherches dans de nombreux endroits. Mara’ana clarifiera bientôt sa déclaration », a déclaré Michaeli à la radio militaire.

Des voitures s’arrêtent sur l’autoroute Ayalon à Tel Aviv, alors que la sirène de deux minutes retentit à travers Israël pour marquer le jour du souvenir de l’Holocauste, le 12 avril 2018. (Miriam Alster / Flash90)

Mara’ana, réalisatrice de documentaires, est originaire d’un village arabe israélien du nord du pays, mais s’identifie comme Palestinienne. Elle est mariée à un Juif israélien.

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