D’autres véhicules ont été vandalisés à Jérusalem-Est
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D’autres véhicules ont été vandalisés à Jérusalem-Est

La police ouvre une enquête sur une éventuelle attaque "Prix à payer" ; des graffitis ont été tagués et des pneus ont été perforés lors du second incident en deux jours

Une voiture dans le quartier arabe de Beit Hanina à Jérusalem a été vandalisée avec un tag en hébreu pour protester contre la détention administrative, le 5 avril 2018. (Crédit : Police d'Israël)
Une voiture dans le quartier arabe de Beit Hanina à Jérusalem a été vandalisée avec un tag en hébreu pour protester contre la détention administrative, le 5 avril 2018. (Crédit : Police d'Israël)

Plusieurs voitures en stationnement ont été vandalisées à Jérusalem-Est jeudi matin, dans ce qui est présumé être le deuxième crime de haine contre les Palestiniens et les Arabes israéliens en deux jours.

Les voitures dans le quartier arabe de Beit Hanina dans la capitale ont été taguées avec des graffitis et certains de leurs pneus ont été perforés, a indiqué la police dans un communiqué.

Ils ont ajouté qu’une enquête avait été ouverte et que des agents de la police scientifique avaient été amenés pour recueillir des preuves.

Les photos publiées par la police montraient l’une des voitures portant le message « Arrêter les détentions administratives » en hébreu — le même message griffonné un jour plus tôt sur des voitures et des bâtiments du village de Faraata, près de Naplouse, lors une attaque perpétrée par des résidents d’implantation israéliens, selon les Palestiniens.

Des photos de voitures avec des pare-brise brisés et des pneus crevés à Faraata ont été publiées mercredi par les médias palestiniens. Des messages tels que « Arrêtez les détentions administratives » et « Prix à payer administratif » ont été tagués sur les véhicules et les bâtiments. La police a déclaré avoir ouvert une enquête et que « les forces de police et les forces armées sont arrivées sur les lieux et ont commencé à recueillir des preuves ».

Une voiture avec un pneu crevé dans le quartier arabe de Beit Hanina à Jérusalem le 5 avril 2018. (Police d’Israël)

Un grand nombre des « Jeunes des colline » ont lancé une campagne contre l’utilisation de la détention administrative contre des suspects accusés d’avoir commis des attaques contre des Palestiniens et des non-Juifs en Cisjordanie.

La détention administrative est également largement utilisée contre les Palestiniens et a été critiquée par de nombreux groupes de défense des droits de l’Homme car elle permet à Israël de garder en détention des personnes pendant de longues périodes, sans procès, sans avoir le droit de consulter un avocat ou même de savoir de quoi ils sont accusés.

Le terme « Prix à payer » fait référence aux actes de vandalisme et à d’autres crimes de haine perpétrés par des ultra-nationalistes juifs ostensiblement en représailles à la violence palestinienne ou à des politiques gouvernementales perçues comme hostiles au mouvement des implantations. Des mosquées, des églises, des groupes israéliens pacifistes et même des bases militaires israéliennes ont été la cible de vandales nationalistes ces dernières années.

Les actes ont été condamnés par les dirigeants israéliens à travers tout le spectre politique.

En février, des graffitis racistes anti-arabes ont été tagués sur des véhicules dans le village de Jit, en Cisjordanie, et des pneus ont été tailladés sur certains des véhicules, a indiqué la police au moment des faits. Parmi les slogans en hébreu trouvés figuraient « Mort aux Arabes » et « Transfert maintenant », une référence à l’idée défendue par l’extrême droite d’expulser tous les Palestiniens vers des pays étrangers. C’était le deuxième incident de ce type signalé en deux jours, après que plusieurs voitures ont été vandalisées dans le quartier de Silwan à Jérusalem-Est plus tôt cette semaine.

En janvier, une voiture a été incendiée à Jérusalem-Est et un graffiti réclamant la « Mort aux Arabes » a été trouvé à proximité.

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