Rechercher

De Faraja aux Gardiens : Les nombreuses forces de sécurité de l’Iran

Depuis la révolution de 1979, l'Iran s'est organisé pour ne pas dépendre d'une seule force de sécurité, mais plutôt disposer de plusieurs structures

Des membres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique lors d'un défilé militaire annuel au mausolée de l'ayatollah Khomeini, à l'extérieur de Téhéran, en Iran, le 22 septembre 2014. (Crédit : Ebrahim Noroozi/AP Photo)
Des membres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique lors d'un défilé militaire annuel au mausolée de l'ayatollah Khomeini, à l'extérieur de Téhéran, en Iran, le 22 septembre 2014. (Crédit : Ebrahim Noroozi/AP Photo)

Plusieurs structures sont chargées de défendre la République islamique contre les menaces externes et internes.

Toutes sont mobilisées dans la guerre contre les Etats-Unis et Israël, qui a débuté le 28 février par des frappes qui ont tué le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et plusieurs hauts responsables de la sécurité.

Voici les principaux acteurs de la sécurité iranienne :

Armée de la République islamique

Connue en Iran sous le nom d’ « Artesh », l’armée conventionnelle iranienne a pour mission de préserver la souveraineté du pays. Elle se compose d’une importante armée de terre, et de forces navales, aériennes et spatiales nettement plus modestes.

Elle est dirigée par le général Amir Hatami, qui a vraisemblablement survécu à la guerre jusqu’à présent. Il a été nommé en juin 2025, quand Israël a tué son prédécesseur Mohammad Bagheri lors de la guerre de 12 jours entre Iran et Israël.

Sur cette photo diffusée le 23 juin 2025, le général Amir Hatami, commandant en chef de l’armée iranienne, assiste à une réunion au quartier général central de Zolfaghar, en Iran. (Service de presse de l’armée iranienne via AP)

L’armée dispose d’un commandement militaire unifié connu sous le nom de Quartier général central Khatam al-Anbiya, dirigé par le général Ali Abdollahi Aliabadi.

Corps des Gardiens de la Révolution islamique

Connus sous les noms persans de « Pasdaran » (« les Gardiens ») ou « Sepah » (« le Corps »), les Gardiens de la Révolution sont le bras armé de la République islamique. Cette structure tentaculaire exerce non seulement une influence sécuritaire mais aussi économique, et son influence politique est vue comme largement plus importante que celle de l’armée régulière.

Malgré la mort de leur chef Mohammad Pakpour début mars, après celle de son prédécesseur, Hossein Salami, lors de la guerre de juin 2025, les Gardiens jouent un rôle de premier plan dans le conflit actuel.

Après des années de pression, l’Union européenne a récemment accepté des les inscrire sur la liste des organisations terroristes, à l’instar de l’Australie, du Canada et des Etats-Unis, une décision dénoncée par Téhéran.

Le brigadier général Mohammad Pakpour, alors commandant des forces terrestres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), assistant à un défilé militaire dans le cadre d’une cérémonie marquant la journée annuelle de l’armée à Téhéran, en Iran, le 17 avril 2024. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Force Al-Qods

Rattachée aux Gardiens de la Révolution, la force Al-Qods est chargée de la collecte de renseignements et des opérations à l’étranger.

Elle a été commandée pendant deux décennies par le général iranien Qassem Soleimani, qui a diligenté des opérations au Liban, en Irak ou encore en Syrie, notamment contre des intérêts occidentaux. Il a été tué lors d’une frappe américaine en Irak en 2020.

Aussi mystérieux et insaisissable que son prédécesseur, le général Esmaïl Qaani a pris la relève. Il n’est pas apparu en public dernièrement, suscitant des spéculations sur son rôle et sur son lieu de résidence, même si de nombreux analystes jugent sa discrétion logique en temps de guerre.

Le commandant de la Force Al-Qods du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé de l’Iran, Esmaïl Qaani, s’exprimant lors d’une cérémonie de commémoration marquant l’anniversaire de l’assassinat en 2020 du général Qassem Soleimani, à Téhéran, le 3 janvier 2024. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Bassidj

La milice Bassidj (« mobilisé », en persan) a, comme les Gardiens de la Révolution, été créée au lendemain de la révolution islamique.

Il s’agit d’une milice bénévole, dont les membres sont des jeunes issus généralement des couches sociales les plus modestes et des milieux les plus conservateurs sur le plan religieux.

Ses membres ont joué un rôle majeur dans la guerre de 1980-1988 contre l’Irak, les autorités saluant encore aujourd’hui le sacrifice des jeunes « martyrs ».

Aujourd’hui cependant, le Bassidj est surtout connu par les Iraniens comme des agents qui maintiennent une présence vigilante, souvent à moto et en civil, dans les lieux clés des villes, prêts à réagir au moindre signe de protestation.

Leur commandant, Gholamréza Soleimani, a été tué par une frappe aérienne, a annoncé l’armée israélienne mardi.

Le commandant des Basidj Gholamreza Soleimani sur une photo non datée (Réseaux sociaux)

Forces de l’ordre de la République islamique (Faraja)

La police nationale iranienne, souvent désignée par son acronyme persan Faraja, s’occupe du maintien de l’ordre au quotidien, mais elle est également accusée par des organisations de défense des droits humains de jouer un rôle clé dans la répression des manifestations, notamment à l’occasion du mouvement contre la vie chère qui s’est mué en contestation contre le pouvoir début janvier.

Elle est dirigée par Ahmad-Reza Radan, une figure éminente en Iran, donné pour mort au moment de la guerre de juin 2025 mais réapparu bien vivant par la suite.

Il s’est affiché à plusieurs reprises pendant le conflit actuel. Il a menacé de tirer sur tout manifestant, et de les traiter comme des ennemis de l’Iran.

Le chef de la police iranienne, le général Ahmad-Reza Radan, assistant à un défilé militaire marquant la journée annuelle de l’armée iranienne, dans la capitale, Téhéran, le 18 avril 2023. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.