Décès de Theresa Khalsa, terroriste du vol 571 reliant Vienne à Tel Aviv en 1972
Benjamin Netanyahu avait été blessé lorsqu'un autre soldat avait frappé l'une des quatre terroristes avec son arme, qui s'était ensuite déchargée
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Theresa Khalsa, l’une des quatre terroristes qui, en 1972, avait détourné le vol 571 du transporteur belge Sabena alors qu’il reliait Vienne à Tel Aviv, est morte en Jordanie à l’âge de 65 ans. Elle était la dernière pirate de l’air encore en vie.
Khalsa était née dans une famille chrétienne de la ville d’Akko, dans le nord d’Israël. Elle avait raconté au quotidien Haaretz que ses parents entretenaient des relations étroites avec leurs voisins juifs jusqu’à la guerre des Six jours de 1967.
« Nous étions très proches des Juifs. J’avais des amis juifs », avait-elle dit. « Nous vivions avec eux. Le samedi, ils nous demandaient de venir pour allumer le gaz et l’électricité pour le Shabbat. On entrait, on sortait comme on le faisait avec la famille ».
Après 1967, elle avait rejoint le mouvement terroriste Septembre noir et elle avait pris part au détournement d’avion.
Peu après avoir embarqué dans l’avion, à Vienne, Ahmed Awad, Abed al-Aziz Atrash, Khalsa et Rima Tannous avaient envahi le cockpit du vol 571, armés d’explosifs et d’armes à feu.
Les quatre membres du groupe Septembre noir – ce nom rappelait la mort et les expulsions de milliers de Palestiniens en Jordanie au mois de septembre 1970 – avaient demandé la libération de 315 terroristes en échange des 97 passagers et membres de l’équipage de l’avion.
Les terroristes, comme ils l’avaient fait dans le passé et comme ils le feraient lors de futurs détournements, avaient séparé les passagers juifs et israéliens des non-Juifs.
Khalsa, qui avait dix-huit ans au moment du détournement, avait déclaré dans un film réalisé en 2015 que « je voulais faire exploser l’avion. C’est la vérité ».
Quelques mois plus tard seulement, lors des Jeux olympiques de 1972 à Munich, les membres de l’organisation terroriste Septembre noir devaient assassiner 11 athlètes israéliens.
L’avion avait atterri le 8 mai 1972 dans ce qui était connu à l’époque comme l’aéroport de Lod – devenu l’aéroport international Ben-Gurion. Un face-à-face de trente heures entre les pirates de l’air et le gouvernement israélien avait suivi avant que les membres de l’unité d’élite Sayeret Matkal ne prennent d’assaut l’avion et ne neutralisent les terroristes, tuant deux d’entre eux et capturant deux autres – dont Khalsa.
L’opération avait été dirigée par l’ex-Premier ministre Ehud Barak, qui était à la tête de Sayeret Matkal à l’époque. L’actuel Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’un des responsables d’équipe de l’unité, avait été blessé par un tir ami lors de l’assaut.
Presque 24 heures après l’atterrissage de l’avion, les unités étaient passées à l’action.
Les soldats avaient été divisés en cinq équipes et vêtus de combinaisons de mécaniciens blanches, et ils avaient approché l’avion sous couvert de ravitaillement et de réapprovisionnement de l’avion.
Les équipes avaient fait irruption dans l’avion à travers cinq ouvertures – l’entrée principale, la porte arrière, la porte de secours et les deux ailes de l’avion – tuant les deux pirates hommes et capturant les deux pirates de l’air femmes. Pendant l’opération de sauvetage, deux passagers avaient été blessés et l’un d’entre eux avait finalement succombé à ses blessures.
Netanyahu avait raconté qu’une fois que lui et son équipe étaient entrés par la porte de secours et qu’ils avaient capturé Khalsa, ils avaient tenté de localiser les explosifs. Netanyahu avait d’abord attrapé Khalsa et lui avait demandé où étaient les explosifs en anglais, mais un autre soldat avait eu une autre idée.
« Marko Ashkenazi, qui pensait savoir comment gérer la situation au mieux, l’a approchée avec une arme chargée pour l’effrayer », avait déclaré Netanyahu en 2015.
Ashkenazi avait frappé Khalsa avec son arme à feu, qui s’était déchargée sous le choc. La balle l’avait touchée mais elle avait ricoché, se logeant directement dans le biceps de Netanyahu.
Netanyahu avait été le seul commando à avoir été blessé pendant l’opération.
Khalsa et Tannous, la seconde terroriste femme, avait été libérée de prison une décennie seulement plus tard dans le cadre d’un échange de prisonniers après la Première guerre du Liban.
Judah Ari Gross a contribué à cet article.
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