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Découvrez la série israélienne « Chanshi » de HOT

Le judaïsme orthodoxe a une nouvelle héroïne, Aleeza Chanowitz, co-créatrice et vedette de la série sur une jeune femme de Brooklyn partie en Israël vivre ses fantasmes

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Aleeza Chanowitz est authentique, lubrique et intrépide dans 'Chanshi', la nouvelle série Hot programmée au festival de Sundance 2023(Courtoisie : Ohad Romano/HOT)
Aleeza Chanowitz est authentique, lubrique et intrépide dans 'Chanshi', la nouvelle série Hot programmée au festival de Sundance 2023(Courtoisie : Ohad Romano/HOT)

L’histoire de « Chanshi », la nouvelle série de la chaine HOT sur une jeune New-Yorkaise religieuse qui plaque son fiancé et s’enfuit en Israël pour réaliser ses fantasmes sexuels, est celle d’une folle aventure.

« Chanshi » a été présentée le 21 janvier au festival de Sundance, dans le cadre du programme Indie Episode. Les droits se négocient actuellement pour les Etats-Unis et le reste du monde.

« Tout cela est très inattendu, nous sommes sous le choc », confie le co-réalisateur Aaron Geva.

« Après avoir hanté les plateaux dès l’aube, parfois sans dormir, pour créer quelque chose de bien, c’est fou de recueillir toutes ces bonnes réactions, surtout de la part de ceux qui connaissent ce monde. »

Écrit, créé et interprété par Aleeza Chanowitz, avec ses amis de l’école de cinéma de Sam Spiegel, Geva et Miki Triest, « Chanshi » rappelle par certains côtés la propre vie de Chanowitz, qui a vécu à Brooklyn, dans une famille juive pratiquante, avant de s’installer à Jérusalem à l’âge de 21 ans.

Chanowitz y interprète le rôle de celle qui donne son nom à la série, une Juive New-Yorkaise pratiquante fiancée à Mendy qui, brusquement, s’envole pour Israël, abandonnant derrière elle la perspective d’un mariage arrangé pour des aventures (essentiellement) sexuelles avec des Israéliens.

La série est à bien des égards plus vraie que nature, souvent torride, avec une Chanowitz rousse qui incarne avec délectation l’intrépide Chanshi, jeune femme frum dans la vingtaine qui n’a pas froid aux yeux et ne recule devant rien pour rencontrer son vrai beshert, un soldat israélien en uniforme, avec un fusil et un cœur en or.

Elle est aidée à Jérusalem par Noki (Marnina Schon), son ex-meilleure amie, qui fait partie d’un groupe de hiérosolymitains religieux anglophones, ainsi que par l’inimitable Henry Winkler, qui joue le rôle de son père – Tatty – dans deux épisodes consacrés à sa tentative de faire revenir Chanshi.

Winkler est un fan de la télévision israélienne, en particulier de « Fauda », confie Triest. Il ne s’est pas fait prier pour venir tourner en Israël l’hiver dernier.

« C’est comme ça qu’Henry est venu à nous », dit-elle. « Il voulait rencontrer Lior Raz », l’acteur-phare et co-créateur de la série de Netflix.

La star de « Marvelous Mrs. Maisel », Caroline Aaron, apparaît également dans le rôle de Babshi, la belle-mère de Chanshi, aux côtés de son meilleur ami de toujours, Elki Jacobs, qui s’est installé en Israël en 1979.

D’autres Américains parlant hébreu sont venus à la rescousse de Chanowitz, dont Schon qui a fréquenté une école juive dans la région de San Francisco, et Dor Gvirtsman, un autre acteur de la région qui interprète le rôle du fiancé Mendy. En tant que fils d’Israéliens, il a dû forcer son accent américain lorsqu’il parle hébreu.

La distribution a un côté « viens avec tes amis », s’amuse Geva.

La star du petit écran, Henry Winkler, joue le rôle de Tatty, le père de Chanshi dans deux épisodes de la première saison de « Chanshi » (Avec l’aimable autorisation de Vered Adir / HOT)

C’est une série qui fait indirectement écho aux précédentes séries télévisées israéliennes qui ont levé le voile sur les détails de la vie religieuse juive.

Dans « Chanshi », les personnages découvrent d’autres aspects de la vie religieuse passés sous silence dans des séries comme « Srugim » et « Shtisel », « Shababnikim », « Unchained » ou « Kipat Barzel ».

Cette série malmène gentiment le monde des ultra-orthodoxes, explique Geva, montrant un aspect inédit de la vie juive orthodoxe.

« Les gens pensent que les ultra-orthodoxes sont noirs et blancs, et déprimants », estime Triest.

« Ils ne savent pas qu’ils sont à la mode ou qu’ils aiment le sexe. »

C’est tout ce monde, que Chanowitz connaît intimement, qu’elle présente à ses partenaires d’écriture Geva et Triest.

« Nous ne connaissions rien de tout ça », avoue Geva.

« Aleeza nous a vraiment ouvert les yeux. Il y a tellement de types de religieux en Israël et aux États-Unis, ce sont ces micro-groupes. »

Israël et les Israéliens l’ont inspirée pour la série, écrit Chanowitz, qui a donné naissance à son premier enfant, il y a quelques semaines, et ne donne pas d’interviews en ce moment.

Comme elle est Américaine, écrit Chanowitz, les Israéliens pensent qu’elle est riche, même si elle n’est pas née « dans un milieu aisé. Je n’ai pas gagné d’argent avec la série. Pas encore… Je peux toujours postuler pour un emploi dans la haute technologie. »

La scène d’ouverture onirique de ‘Chanshi’ de Hot TV faisait partie du concept original créé par Aleeza Chanowitz et ses réalisateurs, Miki Triest et Aaron Geva (Courtoisie : Vered Adir/HOT)

Les trois comparses se sont rencontrés à l’école de cinéma Sam Spiegel de Jérusalem, où Geva et Triest ont tous deux étudié l’écriture de scénarios et Chanowitz, la réalisation, même s’ils ont inversé les rôles sur « Chanshi ».

Chanowitz est toujours sortie du lot, affirment Geva et Triest, pas seulement à cause de ses longs cheveux roux et de son accent new-yorkais.

« C’est une sacrée personnalité », assure Triest.

Geva se souvient d’un professeur de Sam Spiegel qui avait mis Chanowitz à la porte pour avoir crié « Présente ! » au moment de l’appel. Ils sont tous les deux immédiatement tombés sous le charme de sa personnalité naturellement drôle et audacieuse.

« Elle nous a fait rire », explique Geva.

Son personnage de Chanshi ne semble pas si différent de sa vraie personnalité.

Lorsque Geva et Triest ont commencé à travailler avec la société de production télévisuelle HOT, une fois diplômés de Sam Spiegel, ils ont immédiatement pensé à Chanowitz pour un nouveau projet.

« Chanowitz a un ton que nous aimons beaucoup », explique Triest.

Ils ont dû la convaincre, car Chanowitz était plus intéressée par des projets cinématographiques que par la télévision.

C’était il y a six ans, le tournage de la série ayant eu lieu l’hiver dernier, à la suite de retards dus à la pandémie.

Ils sont satisfaits de l’accueil que « Chanshi » a reçu de la part des téléspectateurs israéliens, ainsi que de Sundance, qui projettera quatre épisodes de la série.

Tout ceci n’aurait pas été possible sans Chanowitz, ajoute Geva.

« Elle est l’ADN de cette série », résume-t-il.

« Quand on la voit, tout fait sens. Elle brise toutes les conventions. C’est génial de pouvoir offrir un tel personnage, et de voir ce qu’elle est capable de faire. »

« Et de pouvoir dire ce que Chanshi n’est pas », ajoute Triest.

Les épisodes de « Chanshi » sont diffusés tous les jeudi à 22h sur HOT 3, HOT VOD et Next TV.

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