Deri et sa femme interrogés pour la seconde fois dans le cadre d’une enquête pour corruption
Rechercher

Deri et sa femme interrogés pour la seconde fois dans le cadre d’une enquête pour corruption

La police a interrogé le ministre de l'Intérieur déjà inculpé dans les années 90 ; l'enquête devrait durer des mois

Aryeh Deri et son épouse Yaffa à la sortie de leur domicile alors qu'il se rendent à un interrogatoire de l'unité anti-corruption  Lahav 433, le 5 juin 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Aryeh Deri et son épouse Yaffa à la sortie de leur domicile alors qu'il se rendent à un interrogatoire de l'unité anti-corruption Lahav 433, le 5 juin 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri a fini de donner sa déposition dans le cadre de l’enquête pour corruption dont il fait l’objet.

Un communiqué de la porte-parole de la police Louba Samri a indiqué que Deri était interrogé « depuis tôt ce matin » aux quartiers généraux de l’unité anti-corruption Lahav 433 à Lod.

Samri a ajouté qu’aucune information complémentaire sur l’interrogatoire ne sera communiquée et que l’enquête était en cours.

Deri est soupçonné de blanchiment d’argent, fraude et abus de confiance, vol par une personne autorisée, enregistrement frauduleux et délits fiscaux, selon la police.

La semaine dernière, Deri et sa femme ont été interrogés séparément pendant plus de 11 heures par les enquêteurs de Lahav 433.

La femme de Deri, Yaffa, est également suspectée de plusieurs crimes financiers, notamment évasion fiscale, et usage d’argent de son organisation à but non lucratif pour achat de biens immobiliers.

Les médias israéliens ont indiqué que la police croient en une inculpation contre Deri pour avoir reçu de l’argent illégalement, mais ont également passé sous silence les accusations de corruption et se focalisent sur d’autres crimes. La police a indiqué qu’ils s’attendent à ce que l’enquête se poursuive encore quelques mois.

Deri a parlé jeudi de cet enquête et a indiqué être reconnaissant pour tout.

Un journaliste de la Deuxième chaîne a parlé avec Shiffi Sananes, la fille des Deri et directrice de l’association qui aurait perçu des financements illégaux. Elle a indiqué que l’organisation agit dans le plus strict respect des règles et que les accusations dont font l’objet ses parents sont infondées.

« Il n’y a pas un chèque qui ne soit pas allé là où il devait aller », a déclaré Sananes. « Pour chaque chèque, nous émettons un reçu. Il y a tant de dépenses ici ! », a-t-elle ajouté.

Deri, qui a déjà purgé une peine de prison pour corruption lors de son premier mandat dans les années 90, a tenté de minimiser les allégations et a indiqué qu’il coopérerait dans l’enquête pour prouver son innocence.

L’enquête dont fait l’objet Deri a été ouverte conjointement par la police et les autorités fiscales en avril 2016. Elle concernait initialement un bien immobilier non déclaré acheté par Deri et des membres de sa famille, notamment une maison de vacances dans le nord d’Israël et des appartements au nom de chacun de ses neuf enfants.

Des accusations de corruption sont venues s’y greffer.

L’association Mifalot Simcha, dirigée par Yaffa Deri depuis 18 ans est au cœur de l’enqûete. Mifalot Simcha gère des institutions éducatives pour les étudiantes, et selon les médias, trois filles de Deri y sont salariées.

La police envisageait la semaine dernière que Deri, qui dirige également le part ultra-orthodoxe Shas soit suspendu de ses fonctions en tant que ministre de l’Intérieur, les allégations pouvant représenter un conflit d’intérêts.

En tant que membre de la Knesset, Deri jouit d’une immunité parlementaire. La police doit donc obtenir l’accord du procureur général et de la Knesset pour mettre en œuvre des sanctions directes contre le ministre de l’Intérieur sans son accord.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...