Des activistes de gauche auraient été blessés par des habitants d’implantation
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Des activistes de gauche auraient été blessés par des habitants d’implantation

Cinq membres du groupe arabo-juif Taayush auraient été légèrement blessés. Le chef du conseil régional de Har Hebron affirme que ces militants ont commis une "provocation"

Un militant de gauche escorté par l'armée israélienne à proximité de l'implantation de Mitzpeh Yair, en Cisjordanie, le 25 août 2018 (Crédit : BTselem)
Un militant de gauche escorté par l'armée israélienne à proximité de l'implantation de Mitzpeh Yair, en Cisjordanie, le 25 août 2018 (Crédit : BTselem)

La police a ouvert une enquête samedi sur l’agression présumée de cinq militants de gauche par près d’une quinzaine d’habitants d’une implantation juive à proximité de Mitzpeh Yair, au sud de la ville de Hébron, en Cisjordanie.

Selon un post publié sur Facebook par Taayush, une organisation juive et arabe à laquelle appartenaient les militants, cinq de ses membres ont été pris en charge à l’hôpital Soroka de Beer Sheva pour recevoir des soins d’urgence après avoir été agressés à l’aide de bâtons et de pierres.

Les cinq individus oint été légèrement blessés, a fait savoir la chaîne Hadashot.

La police a expliqué avoir reçu un appel des militaires israéliens présents dans le secteur annonçant que des membres de l’ONG étaient arrivés à Mitzpeh Yair avec des caméras et qu’ils avaient été attaqués par un groupe de jeunes portant des masques, originaires de l’implantation.

Les militants auraient été en train de collecter des informations sur des constructions entreprises dans un avant-poste voisin. Les membres de l’organisation ont souvent accompagné des agriculteurs palestiniens dans le secteur, qui affirment que l’accès à leurs terres est souvent bloqué par les habitants d’implantations.

Le président du conseil régional de Har Hébron, Yohai Damari, a fait savoir dans un communiqué que les activistes de Taayush – qu’il a qualifiés d’ « anarchistes extrémistes » – avaient pénétré dans deux maisons privées de l’implantation dans le but « d’entraîner une provocation ».

Damari a déclaré que « toute personne saine d’esprit, dont le domicile est violé, agirait pour protéger sa famille et son foyer et pour éconduire les criminels ».

Il a estimé que les blessures rapportées étaient mensongères et qu’elles relevaient de « moyens théâtraux afin de récolter les gros titres ».

Un porte-parole de BTselem a nié que les militants étaient entrés dans des habitations de l’implantation.

Damari a appelé l’armée israélienne à mettre en place des ordonnances de restriction contre les militants dont la présence, selon lui, « entraîne des violations de la loi et nuit à notre communauté ».

Un militant de gauche, blessé, est escorté par un autre et par un soldat après une agression présumée de la part d’habitants d’implantation à proximité de l’implantation de Mitzpeh Yair, en Cisjordanie, le 25 août 2018 (Crédit : BTselem)

La police a fait savoir qu’elle avait ouvert une enquête initiale sur l’incident.

Taayush a annoncé qu’un certain nombre d’appareils-photo et autres équipements ont été endommagés au cours de l’agression.

La semaine dernière, les militaires israéliens ont exclu du service actif un soldat de réserve qui avait frappé un membre du groupe de défense des droits de l’Homme Taayush quelques jours plus tôt dans le secteur des collines de Hébron, à proximité de l’implantation Pnei Hever.

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