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Des attaques visant, au nom de l’Iran, des Israéliens et des Juifs déjouées en Afrique

Cinq individus ont été arrêtés au Ghana, au Sénégal et en Tanzanie, soupçonnés de préparer des attentats contre des touristes ou des hommes d'affaires, après avoir été formés au Liban

Un bureau de police dirige la circulation dans les rues d'Accra, au Ghana, le 10 décembre 2016. (Crédit : AP/ Sunday Alamba/ Dossier)
Un bureau de police dirige la circulation dans les rues d'Accra, au Ghana, le 10 décembre 2016. (Crédit : AP/ Sunday Alamba/ Dossier)

Cinq personnes ont été arrêtées dans des pays africains car elles étaient soupçonnées de vouloir commettre des attentats contre des touristes ou des hommes d’affaires israéliens au nom de l’Iran, a rapporté dimanche une chaîne de télévision israélienne.

Les cinq personnes, qui se trouvaient au Sénégal, en Tanzanie et au Ghana, ont été recrutées par la force expéditionnaire iranienne Force al-Quds du Corps des Gardiens de la révolution islamique, selon le rapport de la Douzième chaîne, qui n’a pas attribué l’information à une source.

Les cinq personnes ont été arrêtées dans les pays africains par les services de renseignement locaux, qui travaillaient sur la base d’informations obtenues par des espions « occidentaux », a précisé la chaîne.

Selon les informations des services de renseignement citées par la chaîne, les cinq personnes ont reçu un entraînement spécial et du matériel non spécifié au Liban, puis ont été renvoyées en Afrique sous couvert d’être des étudiants en religion, où elles ont reçu pour mission de trouver des cibles juives et israéliennes à attaquer.

Parmi les principales cibles figuraient des touristes israéliens en safari en Tanzanie, selon la chaîne.

Les cinq suspects ont été arrêtés avant de pouvoir passer à l’action, selon le reportage. Il ne précise pas quand les arrestations ont eu lieu, mais indique qu’ils sont toujours interrogés.

Des touristes circulent dans des véhicules de safari pour avoir une vue sur une femelle lion dans le parc national de Mikumi, en Tanzanie, le 24 mars 2018. (Crédit : AP/Ben Curtis/File)

Bien que le rapport ait crédité l’agence d’espionnage israélienne, le Mossad, d’avoir déjoué le complot, son rôle dans l’affaire n’a pas été mentionné.

Il n’y a pas eu de confirmation immédiate du rapport par les autorités d’Israël ou des trois pays africains. La chaîne a indiqué que les responsables iraniens ont nié toute allégation à son encontre, la qualifiant de « sans fondement ».

Il s’agirait du dernier chapitre d’une guerre secrète en cours entre Israël et l’Iran, y compris un certain nombre de complots présumés sur le continent africain.

Des manifestants brûlent des représentations de drapeaux israéliens et américains lors du rassemblement annuel de la Journée d’Al-Quds à Téhéran, en Iran, le 7 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)

En février, le New York Times avait rapporté qu’une cellule d’agents iraniens en Éthiopie avait été recrutée pour une attaque contre des diplomates des Émirats arabes unis en raison de leur normalisation avec Israël.

En septembre, les autorités chypriotes ont arrêté un ressortissant azerbaïdjanais soupçonné d’avoir participé à un complot visant à attaquer des hommes d’affaires israéliens sur l’île. Les responsables israéliens ont décrit le projet d’attentat comme une opération iranienne.

Les tentatives de l’Iran d’attaquer des intérêts israéliens ou juifs se sont intensifiées depuis l’assassinat de son chef du programme nucléaire, Mohsen Fakhrizadeh, il y a un an, que Téhéran impute à Jérusalem.

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