Des centaines de personnes aux funérailles de la famille tuée en voiture
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Des centaines de personnes aux funérailles de la famille tuée en voiture

Un ami de la famille Atar raconte qu'il s'est rendu chez eux après l'accident mortel survenu près de la mer Morte : "J'étais devant la porte, sachant que personne n'ouvrirait"

La famille Atar, Yariv et Shoshi et leurs six enfants - Yaakov Yisrael, 12 ans, Ateret, 11 ans, Ayelet, 9 ans, Moria, 7 ans, Yedid, 5 ans et Avigail, 3 ans, ont tous trouvé la mort dans un accident de voiture près de la mer Morte le 30 octobre 2018. (Crédit : autorisation)
La famille Atar, Yariv et Shoshi et leurs six enfants - Yaakov Yisrael, 12 ans, Ateret, 11 ans, Ayelet, 9 ans, Moria, 7 ans, Yedid, 5 ans et Avigail, 3 ans, ont tous trouvé la mort dans un accident de voiture près de la mer Morte le 30 octobre 2018. (Crédit : autorisation)

Des centaines de personnes ont assisté mercredi aux funérailles des huit membres de la même famille tués la veille lors d’une collision frontale près de la mer Morte.

Toute la famille Atar – Yariv Atar, 45 ans, et son épouse Shoshi, 47 ans, et leurs enfants Yaakov Yisrael, 12 ans, Ateret, 11 ans, Ayelet, 9 ans, Moriah, 7 ans, Yedid, 5 ans, et Avigail, 3 ans – ont été tués mardi dans l’accident de voiture sur la route 90.

Les funérailles de la famille, qui vivait dans l’implantation de Psagot en Cisjordanie, ont eu lieu dans le cimetière de la ville côtière de Netanya.

« Nous ne réalisons toujours pas l’énormité de ce désastre – une famille entière, six enfants et leurs parents tués », a déclaré Kati Orezi, conseillère à l’école de Psagot, citée par la chaîne d’information Hadashot.

Un ami de la famille se souvient de Yariv et de Shoshi Atar comme des « gens merveilleux » qui se consacraient à leurs enfants.

« Hier, je me suis retrouvé devant la porte, sachant que personne n’ouvrira. Vous voyez une porte fermée où il est écrit ‘famille Atar’, et il n’y a plus de famille Atar. C’est une perte très difficile pour notre communauté », a déclaré un ami, Reuben Pinsky, selon le site d’information Walla.

Yariv et Shoshi Atar (Crédit : autorisation)

Le conseil régional de Benjamin, où se trouve Psagot, a indiqué plus tôt que des psychologues avaient été envoyés à l’école primaire locale pour parler aux élèves et leur faire partager le souvenir de la famille Atar, dont quatre enfants étaient des élèves de l’école.

Le conseil régional a également indiqué qu’un mémorial pour la famille avait été érigé à l’école.

Plus tôt mercredi, le conducteur de la deuxième voiture impliquée dans la collision a été maintenu en détention par le tribunal de Beer Sheva pour homicide involontaire présumé. Il est soupçonné d’avoir conduit sous l’influence de drogues.

L’homme de 52 ans a été placé en détention pendant six jours supplémentaires, car il a un casier judiciaire avec plus de 20 infractions routières. Le juge a accédé à la demande de l’avocat de la défense de ne pas dévoiler l’identité de l’accusé au public.

« La présomption d’homicide involontaire repose, entre autres, sur des constatations qui portent à croire que le suspect a consommé de la drogue », a écrit le juge Zvi Furer dans sa décision, ajoutant que le suspect collaborait avec les enquêteurs, selon le site d’information Ynet.

Le juge a ajouté : « Nous sommes rarement confrontés à de tels accidents mortels. Je ne souhaite à personne d’être à la place de cet homme ».

Les avocats de l’accusé ont dit que leur client était dévasté par ce qui s’était passé et ont fait remarquer qu’il est handicapé.

Des secouristes de ZAKA sur les lieux d’une collision frontale mortelle sur la route 90, près de la mer Morte, le 30 octobre 2018. (ZAKA)

L’homme qui a été arrêté conduisait le second véhicule impliqué dans la collision, un 4×4. Deux autres passagers de sa voiture ont été légèrement et modérément blessés, et ont été emmenés à l’hôpital Soroka de Beer Sheva.

« Le conducteur est brisé, blessé et désorienté. Il a été interrogé alors que sa fille était sous anesthésie et sous assistance respiratoire. Pour le moment, nous ne savons pas qui est responsable de l’accident. Il ne se souvient pas exactement de ce qui s’est passé et nous espérons que la police enquêtera rapidement », ont déclaré ses avocats cités par la Dixième chaîne d’information israélienne.

Immédiatement après l’accident, le conducteur aurait dit : « Je les ai tués, je ne veux plus jamais conduire ».

La police n’a pas précisé les causes de la collision, mais avait déjà reçu des appels pour renforcer les mesures de sécurité sur le tronçon de la route 90 où elle s’est produite, où il y a eu dans le passé d’autres collisions mortelles.

Les enquêteurs pensent que le conducteur du 4×4 s’est peut-être retrouvé sur la voie opposée, selon les médias israéliens.

Le lieu de l’accident mortel sur la Route 90, près de la mer Morte, le 30 octobre 2018. (Magen David Adom)

Le ministère des Transports a déclaré aux médias israéliens que l’accident de mardi était le plus meurtrier qui a jamais eu lieu sur ce tronçon de route.

L’accident est survenu alors que des centaines de milliers d’Israéliens profitaient d’une journée de congé pour les élections locales qui se déroulaient dans tout le pays.

Un représentant de l’entreprise chargée de l’entretien de la route a déclaré au site Ynet que des travaux ont récemment été effectués pour agrandir les accotements et repeindre le marquage au sol.

Le minivan transportant la famille Atar a pris feu après l’accident et certaines des victimes ont péri dans l’incendie, d’après les sauveteurs. Quand les pompiers ont réussi à éteindre les flammes de la voiture, les passagers pris au piège étaient déjà morts.

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