Des courts-métrages saoudiens au Festival de Cannes, une première
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Des courts-métrages saoudiens au Festival de Cannes, une première

Il s'agira d'une participation symbolique avec la projection de neuf courts-métrages saoudiens, confirmant la volonté du prince héritier de moderniser le royaume

Des femmes saoudiennes au festival "Short Film Competition 2" au King Fahad Culture Center à Riyad, le 20 octobre 2017. (Crédit : AFP/Fayez Nureldine)
Des femmes saoudiennes au festival "Short Film Competition 2" au King Fahad Culture Center à Riyad, le 20 octobre 2017. (Crédit : AFP/Fayez Nureldine)

Le royaume ultraconservateur d’Arabie saoudite va participer pour la première fois de son histoire au Festival de Cannes, en mai, avec notamment une sélection de courts-métrages, a annoncé lundi à Paris le ministre saoudien de la Culture.

« Nous sommes très heureux car nous nous sommes mis d’accord aujourd’hui avec Mme la ministre pour qu’il y ait une participation officielle au Festival de Cannes, pour la première fois », a affirmé Awwad al-Awwad, après la signature de plusieurs accords avec son homologue française Françoise Nyssen.

Il s’agira surtout d’une participation symbolique avec la projection de neuf courts-métrages saoudiens et l’organisation de rencontres professionnelles dans le cadre de la 71e édition du Festival de Cannes (8-19 mai).

« Les délégations auront plusieurs occasions d’interagir avec les réalisateurs saoudiens, de participer à des tables rondes avec des représentants de l’industrie saoudienne et de comprendre ses ambitions », a précisé dans un communiqué l’Autorité générale de la Culture saoudienne.

L’annonce intervient dans le cadre de la visite officielle à Paris du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui est en train de mener une campagne de séduction auprès des Occidentaux pour les persuader d’accompagner la modernisation du royaume.

Les autorités saoudiennes ont annoncé début mars être prêtes à délivrer des autorisations d’ouverture de salles de cinéma, trois mois après l’annonce de la levée de l’interdiction frappant ce secteur depuis 35 ans dans le royaume. Outre la stimulation d’une industrie cinématographique locale, cette décision avait confirmé la volonté des autorités de faire du secteur du divertissement un élément de transformation sociale dans un pays régi par une version rigoriste de l’islam.

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