Des étudiants de yeshiva ont tenté de bloquer une messe à Jérusalem
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Des étudiants de yeshiva ont tenté de bloquer une messe à Jérusalem

La police a dispersé les dizaines d'extrémistes barricadés à l'intérieur du site du Tombeau du roi David

Un chrétien éthiopien pose pour une photo aux côtés de fidèles juifs orthodoxes, au Tombeau du roi David, près de la Porte de Sion, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 31 mai 2015. (Crédit photo: Yonatan Sindel / Flash90)
Un chrétien éthiopien pose pour une photo aux côtés de fidèles juifs orthodoxes, au Tombeau du roi David, près de la Porte de Sion, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 31 mai 2015. (Crédit photo: Yonatan Sindel / Flash90)

Un groupe d’extrémistes juifs a été dispersé par la force d’un lieu saint situé près de la Vieille Ville de Jérusalem, lundi, après qu’ils ont tenté d’empêcher des chrétiens grecs orthodoxes de tenir la messe pour la célébration de la fête de la Pentecôte.

Dirigés par le rabbin Shalom Arush, de la secte hassidique Breslev, près d’une centaine d’étudiants de yeshiva se sont barricadés à l’intérieur du site du Tombeau du roi David pour la deuxième journée consécutive. Ils ont empêché les fidèles chrétiens d’entrer dans le complexe qui abrite également le site de la Dernière Cène.

Des policiers, appelés sur place, ont dispersé les activistes et ont permis la tenue de l’office chrétien en conformité avec le statu quo délicat du site, qui permet aux chrétiens d’y organiser des offices religieux trois fois par an.

Dans une vidéo mise en ligne lundi matin, les policiers escortent les membres de la communauté grecque orthodoxe à l’intérieur du bâtiment pour leur office annuel.

La manifestation a eu lieu un jour après que les manifestants ont tenté d’empêcher les chrétiens orthodoxes arméniens de pénétrer dans le complexe afin de tenir leur office annuel de la Pentecôte.

Selon Haaretz, les policiers ont calmé les extrémistes juifs et permis la tenue de la cérémonie.

Selon le journal, Arush, qui dirige la yeshiva Kiseh Rahamim, a présenté à la police un certain nombre de conditions pour les fidèles chrétiens, qui ont été transmises à ces derniers, comme un ordre : le nombre de fidèles autorisés à participer à la messe a été limité à 10 personnes, il leur a été interdit d’introduire de l’encens, des bougies ou des crucifix à l’intérieur du bâtiment.

Un porte-parole de la police a cependant démenti que toutes ces restrictions aient été imposées aux chrétiens.

« Il y a toujours des extrémistes qui tentent de perturber le statu quo« , a déclaré au Times of Israel, Asi Aharoni, de la police du district de Jérusalem. « Nous essayons cependant d’être aussi sensibles que possible en faisant notre travail, [à savoir] de fournir un accès sûr et égal aux Lieux Saints, en conformité avec la loi. »

Aharoni a ajouté qu’aucune arrestation n’avait été effectuée durant les deux jours.

Le bâtiment, qui abritait également une mosquée, est l’objet d’un litige de propriété vieux de plusieurs décennies entre Israël et le Vatican.

Alimentée par des rumeurs d’un transfert imminent de la souveraineté au Vatican, les tensions entre des extrémistes juifs et des chrétiens se sont ravivées l’année dernière.

Avant la visite du pape François, en avril dernier, plus d’un millier de Juifs se sont rassemblés sur le mont Sion pour un concert et un rassemblement de prière destinés à faire comprendre que le site resterait sous contrôle juif.

En dépit des assurances officielles qu’Israël n’a pas l’intention de remettre le site au Vatican, l’idée que Jérusalem puisse transférer le contrôle du site a pris de l’ampleur dans certains cercles religieux.

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