Des hôpitaux norvégiens refusent d’assister les circoncisions
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Des hôpitaux norvégiens refusent d’assister les circoncisions

En transgressant la loi, deux hôpitaux refusent de fournir une procédure non médicale pour les petits garçons de moins de trois ans

Illustration : cérémonie de circoncision. (Crédit : yoglimogli, iStock by Getty Images))
Illustration : cérémonie de circoncision. (Crédit : yoglimogli, iStock by Getty Images))

Au moins deux hôpitaux en Norvège ne respectent pas la loi norvégienne en refusant d’aider des parents qui veulent que leurs fils soient circoncis, a révélé un journal norvégien.

L’hôpital universitaire Stavanger dans l’ouest du pays et l’hôpital universitaire Haukeland à Bergen ne coopèrent pas à la circonsision des enfants âgés de moins de trois ans, a annoncé le journal régional Stavanger Aftenbled lundi.

L’interdiction se trouve en violation de la loi norvégienne, qui demande aux hôpitaux publics d’offrir des services de circoncision rituelle soit avec leurs propres installations et personnels ou par un sous-traitant, a annoncé le journal.

Pourtant, les hôpitaux ont déclaré à Aftenblad que leur politique s’inscrit dans les directives des départements sanitaires. L’article ne précisait pas quand les hôpitaux ont adopté l’interdiction.

Pour les enfants de plus de trois ans, l’hôpital universitaire demande un certificat d’un médecin généraliste ou d’un docteur de famille.

La demande d’un certificat obligatoire est également en infraction avec une loi norvégienne de 2014 sur la circoncision non médicale, qui stipule que la procédure doit être pratiquée sous la supervision et la présence d’un médecin habilité, mais qu’elle peut être exécutée par d’autres personnes.

Le groupe médical Helse Nord, qui gère plusieurs cliniques et hôpitaux, exige aussi un certificat médical.

Dans le judaïsme, la circoncision est pratiquée sur les garçons âgés de 8 jours à condition qu’ils soient en bonne santé. Dans l’islam, la procédure a lieu plus tard dans l’enfance.

A travers la Scandivanie, des activistes font la promotion de l’interdiction de la circoncision masculine non médicale avec le soutien des libéraux, qui disent que les pratiques sont cruelles, et des nationalistes, qui les voient comme des pratiques étragères importés dans des sociétés principalement chrétiennes.

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