Des Israéliens de Givatayim se confient après un tir de roquette dévastateur
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Des Israéliens de Givatayim se confient après un tir de roquette dévastateur

"Toutes les fenêtres de chez moi ont explosé et tous les murs sont fissurés", déplore Galit Bialobopolo, 50 ans

Des résidents israéliens inspectent une maison endommagée dans la banlieue de Tel Aviv, à Givatayim, le 12 mai 2021, après une frappe nocturne de roquettes, la première de l'histoire du quartier. (Crédit : Alexandra VARDI / AFP)
Des résidents israéliens inspectent une maison endommagée dans la banlieue de Tel Aviv, à Givatayim, le 12 mai 2021, après une frappe nocturne de roquettes, la première de l'histoire du quartier. (Crédit : Alexandra VARDI / AFP)

« Vers 20h45 (mardi), les sirènes ont retenti et j’ai entendu des ‘boums’ très proches et très forts les uns après les autres. Je suis sortie dans la cage d’escalier et j’ai tout de suite appelé ma fille qui était allée courir », raconte Galit Bialobopolo, 50 ans.

Une roquette est tombée sur l’immeuble en face de chez Mme Bialobopolo mais le souffle de l’explosion s’est fait ressentir jusque dans son appartement, très endommagé, a constaté une équipe de l’AFP.

« Toutes les fenêtres de chez moi ont explosé et tous les murs sont fissurés », constate-t-elle, encore sous le choc.

C’est la première fois qu’un missile tombe à Givatayim, explique Adi Sagi, porte-parole de la municipalité, précisant que six personnes ont été légèrement blessées dans cette banlieue tranquille et verdoyante de Tel-Aviv.

Vue aérienne de Givatayim en banlieue de Tel Aviv. (Moshe Shai/Flash90)

Mercredi matin, Omer, 27 ans, contemple avec désolation les morceaux de verres qui jonchent le sol de sa rue mais surtout les appartements de l’immeuble d’en face complètement ravagés. « J’ai peur pour les prochains jours », confie le jeune homme à l’allure sportive. Lorsque les sirènes ont retenti, Omer et son colocataire ont vérifié que tout le monde allait bien dans son immeuble avant de se réfugier dans l’abri anti-bombes du bâtiment. « Il y a une dame âgée qui vit seule, on l’a descendue dans l’abri », explique-t-il. « On a entendu des enfants et des mères crier. C’est traumatisant, je ne réalise pas encore ».

La flambée de violences, la pire des dernières années, n’a cependant pas de quoi impressionner Shai Amir, qui se souvient des missiles tirés par l’Irak sur Israël pendant la guerre du Golfe en 1991.

« On était avec des masques à gaz », se rappelle l’homme aujourd’hui âgé de 46 ans et alors adolescent dans un kibboutz du centre d’Israël.

« Bien sûr il faut continuer de faire attention et descendre aux abris », dit cet habitant de Givatayim. « Mais c’est notre réalité et je continue de vivre, je n’ai pas le choix, c’est chez moi ici ».

Pour mettre un terme à cette situation, il n’existe pas d’autre option, selon lui, que d’entamer des discussions politiques avec l' »ennemi » palestinien du Hamas.

« Les gens de là-bas (à Gaza) et d’ici doivent pouvoir vivre en paix », estime-t-il. « Et ça, ça relève de la responsabilité des gouvernements ».

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