Des médiateurs négocieraient un échange de prisonniers entre Israël et le Hamas
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Des médiateurs négocieraient un échange de prisonniers entre Israël et le Hamas

Une source à Gaza a indiqué que la libération des prisonniers ayant à nouveau été arrêtés après l'accord Shalit serait une condition préalable à l'échange

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

La mère d'Avraham Mengistu (2eme à gauche) lors d'une conférence de presse dans leur maison à Ashkelon, après qu'un embargo ait été levé  sur sa disparition dans la bande de Gaza, le 8 juillet 2015 (Crédit photo : Flash90)
La mère d'Avraham Mengistu (2eme à gauche) lors d'une conférence de presse dans leur maison à Ashkelon, après qu'un embargo ait été levé sur sa disparition dans la bande de Gaza, le 8 juillet 2015 (Crédit photo : Flash90)

Les médiateurs internationaux souhaiteraient négocier un échange de prisonniers entre Israël et le Hamas, aurait indiqué une source au sein du groupe islamiste basé à Gaza lundi.

Une source du Hamas a déclaré au quotidien londonien Asharq al-Awsat que même si il n’y a pas de négociations directes entre le Hamas et Israël, les parties étrangères examinent la possibilité de conclure un échange de prisonniers.

Le Hamas retiendrait deux citoyens israéliens ainsi que les dépouilles de deux soldats israéliens tués en 2014.

Israël et le Hamas ne maintiennent pas officiellement de contacts directs et tout accord devrait être négocié par les parties internationales. En 2011, le soldat israélien qui avait été enlevé, Gilad Shalit, a été libéré en échange de 1 027 détenus palestiniens, dans un accord négocié avec l’aide d’un diplomate allemand.

Le Hamas aurait refusé d’examiner la possibilité de négocier un échange jusqu’à ce qu’Israël libère tous les Palestiniens, qui après avoir été libérés dans le cadre de l’accord Shalit ont été à nouveau arrêtés.

Le groupe islamiste réclame également que les pourparlers se tiennent séparément de toutes les autres questions, selon l’article.

Le soldat israélien Gilad Shalit libéré (deuxième à droite), avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu (deuxième à gauche), le ministre de la Défense de l'époque Ehud Barak (à gauche), et l'ex-chef d'état major, le lieutenant général Benny Gantz (à droite), à la base aérienne de Tel  Nof dans le sud d'Israël, le 18 octobre 2011 (Crédit : Ariel Hermoni / Ministère de la Défense / Flash90)
Le soldat israélien Gilad Shalit libéré (deuxième à droite), avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu (deuxième à gauche), le ministre de la Défense de l’époque Ehud Barak (à gauche), et l’ex-chef d’état major, le lieutenant général Benny Gantz (à droite), à la base aérienne de Tel Nof dans le sud d’Israël, le 18 octobre 2011 (Crédit : Ariel Hermoni / Ministère de la Défense / Flash90)

Le Hamas retiendrait Avraham Mengistu, 29 ans, ainsi qu’un citoyen bédouin israélien dont l’identité est encore sous embargo. Les deux Israéliens auraient traversé la frontière pour rentrer dans la bande de Gaza de leur propre gré.

Les dépouilles de deux soldats tués pendant la guerre de 2014 à Gaza, Oron Shaul et Hadar Goldin, sont également seraient également entre les mains du Hamas, qui n’a pas donné plus de détails au sujet de leur sort.

Oron Shaul (à gauche) et Hadar Goldin (Crédit : Flash90)
Oron Shaul (à gauche) et Hadar Goldin (Crédit : Flash90)

La captivité des deux hommes est considérée par Israël comme une question humanitaire sans rapport avec les négociations au sujet des deux soldats décédés, avait déclaré un fonctionnaire à Walla News en juillet dernier.

Alors qu’un haut responsable palestinien basé dans la bande de Gaza a nié que le groupe retenait Mengistu, le chef politique du Hamas, Khaled Meshaal, a l’année dernière fait allusion à Mengistu et au deuxième homme lorsqu’il a évoqué les Israéliens détenus par son organisation.

Lors d’une interview avec le journal anglais en langue arabe, le journal al-Araby al-Jadeed, en juillet dernier, Meshaal a affirmé qu’Israël avait demandé aux responsables européens d’assurer la médiation dans les négociations avec le Hamas sur la libération des individus capturés.

Avraham Mengistu, 28 ans, est détenu en captivité par le Hamas (Crédit : Facebook)
Avraham Mengistu, 28 ans, est détenu en captivité par le Hamas (Crédit : Facebook)

« Nous ne laisserons pas les prisonniers israéliens partir sans la libération des prisonniers palestiniens », a déclaré Meshaal au journal.

Lors d’un rassemblement à Gaza en juillet dernier, le Hamas a exposé une maquette flanquée d’un énorme poing tenant la carte d’identité de Shaul et deux autres plaques d’identité militaire de Tsahal avec des points d’interrogation sur eux.

Mengistu, qui souffre de problèmes mentaux qui n’ont pas été dévoilés, n’a pas été retenu pour le service militaire.

Un poing  tenant 3 simulacres de cartes d'identité de l'armée israélienne lors d'un rassemblement du Hamas à Gaza, le 8 juillet 2015 (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Un poing tenant 3 simulacres de cartes d’identité de l’armée israélienne lors d’un rassemblement du Hamas à Gaza, le 8 juillet 2015 (Crédit : Capture d’écran YouTube)

On connaît peu de choses sur la localisation de Mengistu, qui a grimpé par dessus la barrière de sécurité de Gaza en septembre l’année dernière. Les membres de la famille l’ont décrit comme un « malade » et a exhorté le Hamas à considérer son état mental et de le ramener en Israël immédiatement.

Le frère de Mengistu, Gashao, s’est rendu à Genève en février pour plaider la cause de sa famille devant des responsables européens.

Le frère de Avraham Mengistu s'adressant aux médias à leur domicile à Ashkelon, après que l'ordonnance d'obligation de silence sur la disparition de Mengistu dans la bande de Gaza a été levée le 8 juillet 2015 (Crédit : Miriam Alster / Flash90)
Le frère de Avraham Mengistu s’adressant aux médias à leur domicile à Ashkelon, après que l’ordonnance d’obligation de silence sur la disparition de Mengistu dans la bande de Gaza a été levée le 8 juillet 2015 (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

« Quand le Hamas demande de l’aide humanitaire et des contributions pour la population de Gaza, la communauté internationale doit leur dire : ne vous attendez pas à ce qu’on vous aide alors que vous violez les mêmes droits de l’autre partie », a déclaré Gashao.

Le deuxième otage, un Israélien du village bédouin de Hura, serait entré dans la bande de Gaza via le passage d’Erez en avril.

Selon un responsable israélien, l’homme a de légers problèmes psychologiques et serait déjà entré en Jordanie, en Egypte et à Gaza par le passé.

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