Des scientifiques israéliens annoncent un nouveau traitement pour la SLA
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Des scientifiques israéliens annoncent un nouveau traitement pour la SLA

Le médicament développé à l’université Ben Gurion améliorerait la fonction cérébrale et l’espérance de vie, et pourrait aussi être utilisé contre les maladies d’Alzheimer et de Parkinson

Illustration du processus neurologique à l’œuvre dans la sclérose latérale amyotrophie, dite maladie de Charcot. (Crédit : capture d'écran Moovly/YouTube)
Illustration du processus neurologique à l’œuvre dans la sclérose latérale amyotrophie, dite maladie de Charcot. (Crédit : capture d'écran Moovly/YouTube)

Les scientifiques israéliens de l’université Ben Gurion du Néguev ont découvert un traitement révolutionnaire contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot, a annoncé mercredi l’université.

La SLA est une pathologie neurodégénérative progressive mortelle, qui touche les cellules nerveuses motrices dans le cerveau et dans la moelle épinière. La dégénérescence progressive des neurones moteurs entraîne une atrophie, une paralysie puis la mort en empêchant le fonctionnement des muscles respiratoires.

Selon le communiqué de presse, le Dr Rachel Lichtenstein a pu montrer le progrès de la maladie. Elle a interrompu la hausse de l’activité des cellules gliales, qui abîment et détruisent les motoneurones de l’organisme, et a ainsi restauré les défenses immunitaires du système nerveux central et augmenté l’espérance de vie.

« Nous avons trouvé un moyen d’empêcher les cellules gliales d’attaquer et de tuer les cellules cérébrales saines », a déclaré Lichtenstein.

Elle a utilisé un médicament déjà approuvé par la FDA, l’agence américaine de contrôle des aliments et des médicaments, pour soigner certaines maladies auto-immunes et quelques types de cancer pour créer une nouvelle molécule et soigner la SLA.

« Nos résultats expérimentaux sur des souris transgéniques SLA ont montré une hausse importante de l’espérance de vie, a expliqué Lichtenstein. Puisque le médicament est déjà approuvé, nous pensons que nous n’avons besoin que d’essais cliniques limités pour atteindre la phase clinique avant d’autres initiatives. »

L’université espère que le nouveau médicament pourra aussi être utilisé pour soigner plusieurs autres pathologies cérébrales dégénératives.

« Ceci pourrait aussi avoir des implications majeures sur l’espérance de vie des autres patients souffrant de maladies dégénératives, comme Alzheimer ou Parkinson », a déclaré le Dr Ora Horovitz, vice-présidente en charge du développement commercial de BGN Technologies, la cellule de transfert de technologie de l’université.

« Notre nouveau médicament candidat pourrait se montrer efficace sur le renforcement du mécanisme d’auto-défense du cerveau humain, améliorant par conséquent les vies de millions de personnes. »

Les chercheurs cherchent à présent un groupe pharmaceutique partenaire.

Il n’y a pour l’instant pas de traitement pour la SLA, et les malades meurent en général quelques années après le diagnostic.

La maladie est très rare, touchant en général deux personnes sur 100 000 tous les ans, généralement des individus âgés de 55 à 65 ans.

La SLA avait fait les gros titres en 2014 avec le « Ice Bucket Challenge », où des personnes se filmaient en train de se verser de l’eau glacée sur la tête pour attirer l’attention sur la maladie. Le célèbre physicien britannique Stephen Hawking souffre de cette maladie.

L’AFP a contribué à cet article.

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