Des tactiques dilatoires empêchent le vote d’une résolution anti-Israël à l’UNESCO
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Des tactiques dilatoires empêchent le vote d’une résolution anti-Israël à l’UNESCO

"Les jours où les résolutions anti-israéliennes peuvent être adoptées en cinq minutes sont révolus", a déclaré l'envoyé israélien

Des Juifs français avec des drapeaux israéliens pendant une manifestation contre l'UNESCO devant le siège de l'agence à Paris, le 17 juillet 2017. (Crédit : Serge Attal/Flash90)
Des Juifs français avec des drapeaux israéliens pendant une manifestation contre l'UNESCO devant le siège de l'agence à Paris, le 17 juillet 2017. (Crédit : Serge Attal/Flash90)

Israël a réussi à déjouer temporairement une autre résolution anti-israélienne de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) avec l’aide des États-Unis et une série de tactiques dilatoires.

La résolution aurait condamné le traitement de l’éducation par l’État juif en Cisjordanie, à Gaza et sur les hauteurs du Golan. Des résolutions similaires ont été adoptées par l’agence de l’éducation des Nations Unies depuis 2009.

Selon un article de Ynet en hébreu, un débat était prévu jeudi à 15 heures, la résolution ne devait pas durer plus de quelques minutes et les Palestiniens avaient la majorité nécessaire pour qu’elle puisse passer.

Au moment du vote, plusieurs délégués étaient partis et les Palestiniens ne disposaient plus de leur majorité. Aucune décision finale n’a été prise et d’autres débats étaient prévus vendredi.

Lorsque la discussion sur la résolution a commencé, l’envoyé kenyan, qui présidait la session, a déclaré que la résolution pourrait être approuvée sans vote ni discussion. Mais Israël et les Etats-Unis ont demandé de reporter la discussion de la résolution à la prochaine session, prévue pour 2019.

Ni Israël ni les États-Unis n’ont le droit de vote, puisqu’ils ont cessé de payer leurs cotisations, mais les deux pays ont toujours le droit de demander un report de vote.

Lorsque les délégués des pays arabes ont refusé, Israël a demandé un vote sur chacune des onze clauses de la résolution. Israël a également demandé un vote par nom de chaque pays, ce qui a pris plusieurs heures.

Carmel Shama-Hacohen, ambassadeur d’Israël auprès de l’UNESCO. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Après cette étape du vote, l’émissaire israélien Carmel Shama-Hacohen s’est levé pour prendre la parole, et l’envoyé palestinien a demandé au président kenyan de précipiter le vote et de ne pas tenir compte des demandes d’Israël.

Shama-Hacohen « essaye de prendre cet homme en otage. Ne le laissez pas s’en tirer », a déclaré le diplomate palestinien. Malgré la protestation, la président a permis à Shama-Cohen de poursuivre son intervention.

Shama-Hacohen a déclaré que même si les propositions palestiniennes devaient finir par passer, le long discours prononcé était un message de protestation.

« Nous avons précisé que les jours où les résolutions anti-israéliennes peuvent être adoptées en cinq minutes sont révolus. Il y aura un prix pour l’obsession contre Israël. L’organisation et les pays du monde devront consacrer des dizaines d’heures pour ajouter des discussions à l’horaire et passer de longues sessions », a-t-il dit.

« Peut-être alors ils commenceront à se demander si cela vaut le coup d’investir des résolutions qui sont politiques, sans but, et qui n’ont rien à voir avec l’éducation, la culture ou la science. »

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