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« D’ex-boucliers humain » de Sadam Hussein poursuivent le gouvernement britannique

Parmi les 367 passagers et membres de l'équipage du vol British Airways, certains ont passé plus de 4 mois en captivité, placés sur de potentielles cibles pour la coalition occidentale

Un avion British Airways à l'aéroport de Heathrow, à Londres. (Crédit : Panhard/Wikimedia Commons)
Un avion British Airways à l'aéroport de Heathrow, à Londres. (Crédit : Panhard/Wikimedia Commons)

Près de cent passagers et membres d’équipage d’un avion de British Airways, pris en otages en 1990 au Koweït au tout début de la première guerre du Golfe, ont entamé une action en justice contre le gouvernement britannique et cette compagnie aérienne, a annoncé lundi leur avocat.

En provenance de Londres et à destination de Kuala Lumpur, l’avion du vol BA149 avait fait escale à Koweït City le 2 août 1990, quelques heures après l’invasion par l’Irak de Saddam Hussein qui avait ensuite conduit à la guerre du Golfe.

Tous les passagers avaient été regroupés quelques jours dans un hôtel proche, aux mains de l’armée irakienne, puis transférés à Bagdad, et enfin utilisés en tant que « boucliers humains » sur des sites stratégiques.

Parmi les 367 passagers et membres de l’équipage, certains ont passé plus de quatre mois en captivité, placés sur de potentielles cibles pour la coalition occidentale.

Les plaignants, au nombre de 94, affirment que Londres avait autorisé l’avion à faire cette escale tout en sachant que l’invasion avait déjà commencé car l’appareil avait été utilisé pour introduire une équipe pour réaliser une opération militaire spéciale.

Cette accusation avait été rejetée par le gouvernement britannique, qui avait en novembre 2021 présenté ses excuses pour ne pas avoir alerté British Airways de l’invasion.

« Les vies et la sécurité de civils innocents ont été mises en danger par le gouvernement britannique et British Airways pour une opération militaire officieuse », a dénoncé dans un communiqué Matthew Jury, du cabinet d’avocats McCue Jury and Partners.

Accusant le gouvernement et cette compagnie aérienne d’avoir « dissimulé et refusé de reconnaître la vérité depuis plus de 30 ans », il fait valoir que toutes ces victimes du vol BA149 « méritent justice ».

« On ne nous a pas traités comme des citoyens mais comme des pions que l’on peut sacrifier pour un profit politique et commercial », a dénoncé Barry Manners, l’un des passagers, cité dans le communiqué.

« Une victoire après des années de dissimulation et de déni contribuera à rétablir la confiance dans nos procédures politiques et judiciaires », a-t-il ajouté.

Contactés par l’AFP, le gouvernement britannique n’a pas souhaité faire de commentaires, British Airways n’a pas donné suite.

En 2003, la justice française a ordonné à British Airways de verser 1,67 million d’euros à d’anciens otages français, estimant que cette compagnie avait « gravement failli à ses obligations » envers les passagers en laissant l’avion atterrir.

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