Israël en guerre - Jour 259

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Drones explosifs et roquettes tirés depuis le Liban déclenchent des incendies sur le plateau du Golan

Tsahal a bombardé plusieurs cibles du Hezbollah dans le sud-Liban et tué 2 personnes ; à Paris, Macron s'engage envers Biden à "éviter une explosion régionale, en particulier au Liban"

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des pompiers israéliens luttent contre un incendie dans le secteur de Banias, sur le plateau du Golan, déclenché par des roquettes lancées depuis le sud-Liban, le 9 juin 2024. (Crédit : Jalaa MAREY / AFP)
Des pompiers israéliens luttent contre un incendie dans le secteur de Banias, sur le plateau du Golan, déclenché par des roquettes lancées depuis le sud-Liban, le 9 juin 2024. (Crédit : Jalaa MAREY / AFP)

Des roquettes et drones tirés sur le nord d’Israël ont déclenché des alertes à plusieurs reprises, dimanche, ce qui a occasionné des incendies sur le plateau du Golan, au moment où Israël et le Hezbollah échangeaient des tirs et que leurs alliés étrangers appelaient à la désescalade.

La veille, l’organisation terroriste libanaise soutenue par l’Iran s’était vantée d’avoir utilisé pour la première fois contre Israël la lourde roquette Falaq-2, dotée d’une ogive de 60 kilogrammes.

Selon l’armée israélienne, c’est aux environs de midi, ce dimanche, que deux drones chargés d’explosifs lancés depuis le Liban ont frappé le nord du plateau du Golan, en Israël, ce qui a déclenché des incendies.

Toujours selon l’armée, peu de temps avant l’attaque de drones, une dizaine de roquettes ont été lancées depuis le Liban et ont frappé des zones désertes dans le nord du Golan. L’attaque à la roquette a également occasionné un incendie. L’armée israélienne a déclaré avoir riposté en bombardant les pas de tirs libanais avec de l’artillerie.

Tsahal a confirmé que des sirènes qui avaient retenti à plusieurs reprises à Avivim, Yiron et Malkia, dimanche après-midi, avaient été de fausses alertes.

Dimanche toujours, plusieurs roquettes ont été lancées depuis le Liban sur la zone de Misgav Am : elles se sont écrasées sur des zones inhabitées et n’ont fait aucun blessé, a indiqué Tsahal.

Un panache de fumée s’élève au dessus du point d’impact d’une frappe aérienne israélienne sur Khiam, dans le sud-Liban, près de la frontière, le 8 juin 2024. (Crédit : Rabih DAHER / AFP)

Le ministre de la Défense Yoav Gallant a fait un point de situation avec des responsables militaires le long de la frontière libanaise aujourd’hui, a indiqué son cabinet, à l’occasion d’une réunion avec le chef d’état-major du Commandement Nord – le général de brigade Sagiv Dahan – et d’autres hauts responsables militaires.

Le ministre de la Défense a été tenu informé des dernières opérations en date de Tsahal ainsi que des mesures prises par Israël pour déjouer les attaques de drones du Hezbollah, a expliqué le ministère.

Le ministre « a rappelé [aux officiers] l’importance de continuer à éliminer les terroristes et commandants du Hezbollah », a ajouté son cabinet.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant (à gauche) aux côtés du commandant par intérim de la 146e division, le brigadier-général Amit Fisher dans le nord d’Israël, le 9 juin 2024. (Crédit : Shachar Yurman/Ministère de la Défense)

L’armée israélienne a déclaré dimanche matin que des avions de chasse israéliens avaient bombardé plusieurs cibles du Hezbollah dans le sud-Liban pendant la nuit et au petit matin. Elle a ajouté que les cibles touchées samedi soir comprenaient des infrastructures à Aitaroun ainsi que des bâtiments utilisés par le groupe terroriste à Rab al-Thalathine, et dimanche matin, sans oublier le lance-roquettes touché à Houla.

L’agence de presse libanaise NNA a indiqué que deux personnes avaient été tuées dans la frappe aérienne de samedi à la périphérie d’Aitaroun. Elle a par ailleurs indiqué « qu’un important incendie s’était déclaré sur des positions appartenant à l’armée libanaise et à la FINUL », la mission de maintien de la paix de l’ONU, non loin du village frontalier de Mais al-Jabal.

Une source proche des milieux de la sécurité a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que des incendies s’étaient déclarés près de positions militaires, sans toutefois les atteindre ni fait de victimes.

Par voie de communiqué, la FINUL a fait état d’un « feu de broussaille non loin de l’une de ses positions à Houla », éteint grâce aux soldats libanais et aux services de la défense civile, ajoutant que l’incendie « n’avait occasionné aucun dégât, que ce soit aux biens ou aux personnels de la FINUL ».

Samedi, des avions de chasse ont bombardé des infrastructures du Hezbollah à Khiam, et des chars ont visé un bâtiment utilisé par le groupe terroriste à Kafr Kila, a indiqué Tsahal.

La veille, le président français Emmanuel Macron et le président américain Joe Biden se sont entretenus à Paris et ont rappelé leur intention d’empêcher une nouvelle escalade de tensions entre Israël et le Hezbollah, qui s’affrontent quotidiennement depuis huit mois au niveau de la frontière.

Depuis le 8 octobre, dix civils ont été tués en Israël le long de la frontière nord, en plus des quinze soldats et réservistes israéliens.

Le Hezbollah fait état de 334 victimes dans ses rangs, tués par Israël lors d’escarmouches au Liban et en Syrie. Au Liban, ce sont 62 membres d’autres organisations terroristes, un soldat libanais et 90 civils environ qui ont été tués, selon l’AFP.

Le président américain Joe Biden (à gauche), aux côtés du président français Emmanuel Macron, donnant des déclarations à la presse à la suite d’une réunion bilatérale, au palais de l’Élysée, à Paris, le 8 juin 2024. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

« Nous redoublons d’efforts, ensemble, pour éviter une explosion régionale, en particulier au Liban », a déclaré Emmanuel Macron lors d’une déclaration conjointe donnée avec Biden à l’occasion de la visite d’État du président américain en France.

Macron a ajouté qu’ils travaillaient sur les « détails des mesures » pour limiter les tensions et combler le vide institutionnel au Liban. Il a expliqué que les deux pays étaient engagés dans « une coordination étroite » vis-à-vis des négociations « avec Israël et le Liban, et toutes les autres parties impliquées ».

Biden n’a pas évoqué le Liban dans sa courte déclaration, pas davantage que l’Iran, qui, selon Macron, suit une stratégie d’escalade dans la région, comme en témoignent l’attaque iranienne contre Israël ou son programme nucléaire. L’Iran est par ailleurs un important bailleur de fonds et fournisseur d’armes du Hezbollah.

« Nos deux pays sont déterminés à exercer les pressions nécessaires pour mettre un terme à la flambée de violences », a déclaré Macron.

Pour autant, les attaques de roquettes et de drones depuis le Liban ou les frappes aériennes israéliennes n’ont donné aucun signe de ralentissement ce week-end.

Samedi, Tsahal a déclaré que ses avions de chasse avaient mené plusieurs frappes sur le sud-Liban pour éradiquer une cellule et détruire des lance-roquettes. Cette cellule avait été vue en train d’entrer dans un bâtiment utilisé par l’organisation terroriste à Markaba. Toujours selon Tsahal, peu de temps après, le bâtiment était bombardé, tout comme quatre lance-roquettes du Hezbollah à Chihine, Zibqin, Hanine et Houla.

Des pompiers israéliens luttent contre les flammes dans les environs de Banias, sur le plateau du Golan, provoquées par des roquettes lancées depuis le sud-Liban, le 9 juin 2024. (Crédit : Jalaa MAREY / AFP)

Le tir de cinq roquettes du Hezbollah sur l’enclave de Galilée a déclenché un incendie samedi soir, a annoncé l’armée. Plusieurs missiles guidés antichars ont également été lancés sur Malkia et Misgav Am, ce qui a occasionné des dommages aux bâtiments et déclenché un autre incendie.

L’armée israélienne a précisé avoir riposté aux tirs en bombardant les pas de tir avec son artillerie.

Le Hezbollah a revendiqué samedi une dizaine d’attaques contre le nord d’Israël, officiellement au moyen de roquettes lourdes Falaq-2, pour la première fois.

L’organisation terroriste s’est vantée d’avoir tiré une salve de roquettes Falaq-2 sur une base de Tsahal située dans le nord.

Selon une source proche des milieux de la sécurité qui s’en est ouvert à Reuters, ce serait la première fois que l’organisation terroriste aurait utilisé ce type de roquette, après avoir tiré des Falaq-1 à plusieurs reprises.

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