Eizenkot : l’EI ne peut être vaincu par les seules frappes aériennes
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Eizenkot : l’EI ne peut être vaincu par les seules frappes aériennes

Le chef d'état major de Tsahal a déclaré que les forces qui soutiennent Assad sont peu susceptibles de gagner la guerre

Le chef d'état-major de Tsahal, Gadi Eisenkot, pendant un exercice de la brigade Golani dans le plateau du Golan, le 27 octobre 2015. (Crédit : Unité du porte-parole  de Tsahal)
Le chef d'état-major de Tsahal, Gadi Eisenkot, pendant un exercice de la brigade Golani dans le plateau du Golan, le 27 octobre 2015. (Crédit : Unité du porte-parole de Tsahal)

Le Chef d’état-major de Tsahal, Gadi Eizenkot, a émis le doute quant au fait que l’Etat islamique puisse être vaincu par les seules frappes aériennes et a estimé que les forces loyales au président syrien Bachar al-Assad – y compris ses partisans étrangers – ont presque aucune chance de gagner la guerre civile, selon un article publié dans Haaretz jeudi.

Le président américain Barack Obama a plus tôt cette semaine indiqué qu’il n’y aurait pas de changement dans la stratégie et n’a proposé aucune nouvelle solutions politiques pour vaincre l’État islamique, soulignant à la fois sa confiance dans son approche actuelle et l’absence d’options faciles pour lutter contre le groupe extrémiste.

Samedi, le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, a exhorté les Etats-Unis à jouer un rôle plus actif dans la région.

Selon un article publié dans Haaretz jeudi, le chef de l’armée a déclaré dans une réunion à huis clos cette semaine qu’il était peu probable que la coalition américaine en Syrie et en Irak puisse vaincre l’État islamique sans présence sur le terrain.

Il a ajouté qu’une résolution diplomatique et la fin des combats dépendraient de la coopération entre la Russie et les États-Unis, mais a tempéré ses propos en ajoutant que le processus pourrait prendre plusieurs années.

Eizenkot a également affirmé qu’Assad, qui, actuellement, ne contrôle qu’environ 10 à 15 % du territoire syrien, a peu de chances de gagner la guerre.

Les partisans d’Assad, à savoir l’Iran, le groupe terroriste Hezbollah basé au Liban, et la Russie, sont réticents à déployer suffisamment de forces terrestres pour obtenir de victoires importantes, a-t-il dit.

En outre, le Hezbollah a subi de lourdes pertes depuis son entrée dans la guerre civile, avec plus de 1 300 membres tués (et quelque 30 000 combattants au total), et plus de 5 000 blessés. L’Iran, qui a envoyé quelque 2 000 combattants, a également perdu un nombre important de soldats dans les combats, selon l’article.

Eizenkot aurait maintenu qu’une victoire de l’Etat islamique serait un scénario légèrement pire pour Israël que l’alternative, dune victoire d’Assad.

Alors qu’Assad est soutenu par l’ennemi juré d’Israël l’Iran, Israël a l’expérience de la lutte contre la menace de l’axe chiite alors que l’imprévisibilité de l’Etat islamique pose un défi beaucoup plus grand, a-t-il expliqué.

Le chef d’état-major de Tsahal était aussi optimiste sur le fait que l’armée égyptienne réussirait à vaincre la branche du Sinaï de l’Etat islamique, qui aurait, selon les estimations, seulement entre 700 à 800 djihadistes dans ses rangs.

Le groupe affilié de l’EI dans le nord de la péninsule du Sinaï a revendiqué la responsabilité de l’attentat contre un avion de ligne russe en novembre, qui a tué les 224 passagers à bord.

Il a également mené de nombreuses attaques meurtrières contre les soldats égyptiens dans la péninsule.

Les agences de presse ont contribué à cet article.

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