Eizenkot : Tsahal est prêt à la guerre, quel que soit le scénario
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Eizenkot : Tsahal est prêt à la guerre, quel que soit le scénario

Le chef d'état-major israélien répond à un rapport accablant l'armée quant à son niveau de préparation

Le chef d'état-major de l'armée israélienne Gadi Eizenkot, le 13 juillet 2016. (Crédit :  porte-parole de l'armée israélienne)
Le chef d'état-major de l'armée israélienne Gadi Eizenkot, le 13 juillet 2016. (Crédit : porte-parole de l'armée israélienne)

Le chef d’état-major Gadi Eizenkot a déclaré cette semaine aux députés que l’armée est prête à mener une guerre quel que soit le scénario, rejetant ainsi les critiques du médiateur de l’armée.

« L’armée est à un haut niveau de préparation et est prêt à la guerre, quelle que soit la menace », a écrit Eizenkot dans une lettre adressée aux membres du cabinet de sécurité et à la Commission des Affaires étrangères et de la Défense.

« En tant que personne responsable de l’armée de la préparation de l’armée, je déclare que l’armée est préparée à toute mission qui pourrait l’attendre », a-t-il également écrit dans la lettre qui était assortie d’un rapport classifié.

Eizenkot a ensuite salué la « supériorité » de l’armée en matière de « renseignement, d’aviation, de capacité sur le terrain et d’expérience opérationnelle qui est testée quotidiennement sur tous les théâtres de la guerre. »

Un tank Merkava de l’armée israélienne près de la frontière avec la Syrie sur le plateau du Golan, le 28 novembre 2016. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Son rapport s’inscrivait dans le cadre de la loi du service de réserve de 2008, qui porte sur une surveillance accrue du niveau de préparation de l’armée israélienne pour la guerre.

Bien qu’il n’en ait pas fait mention directement, la lettre d’Eizenkot survient quelques mois après le rapport du médiateur de l’armée, qui avait indiqué que l’armée israélienne pourrait ne pas être suffisamment préparée à la guerre, au regard de la baisse du nombre de militaires de carrière, suite aux mesures d’efficacité que l’armée a mis en oeuvre ces dernières années.

Le rapport du général de division Yitzhak Brick portait sur les changements dans les ressources humaines dans le cadre du plan Gédéon, qui visait à rationaliser l’armée, mis en oeuvre en 2016.

Dans le cadre de ce plan, le nombre de militaires de carrière a été considérablement diminué. Ils étaient soumis à un examen à l’âge de 28, 35 et 42 ans. Si le militaire ne semblait pas prendre la direction d’une promotion, il était remercié de l’armée.

Selon Brick, la politique de « l’avancement ou le licenciement » aurait un impact négatif sur le fonctionnement de l’armée.

« Les décisions de l’armée seront basées sur des compromis, et le service militaire deviendra la service des militaires médiocres », a-t-il écrit.

Photo d’illustration. Des réservistes lors d’un exercice militaire sur la base aérienne de n Baf Lachish , dans le sud d’Israël, le 22 décembre 2016 (Crédit : Maor Kinsbursky/Flash90)

Le médiateur avait déclaré que la décision de réduire le nombres de postes de militaires de carrière dans le cadre du Plan Gédéon avait eu un mauvais impact sur la capacité à mener une guerre, et à plusieurs aspects.

Le Plan Gédéon, qui avait été annoncé fin 2015, a réduit le nombre d’officiers de carrière à moins de 40 000. « L’idée est de créer une armée plus jeune », avait expliqué un officier de l’armée israélienne à ce moment-là. « Une armée plus légère, mais plus forte, plus concentrée, mieux formée ».

La diminution du nombre de militaires de carrière, ainsi que le raccourcissement de la durée du service militaire pour les hommes signifient que les soldats restant ont plus de travail, pour compenser ce manque, avait expliqué le rapport.

Par conséquent, ces pénuries « causaient un burn-out, un manque de sommeil, une incapacité à suivre les ordres et peut également être responsable du manque de motivation sur la poursuite du service militaire » pour les soldats de carrière et les sous-officiers, avait écrit Brick.

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